Cinq jours après la mort de Quentin Deranque à Lyon, le président de la République et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Emmanuel Macron, est sorti du silence depuis New Delhi, en Inde, où il participait notamment à un sommet consacré à l’intelligence artificielle. Face à la presse, Emmanuel Macron a exhorté « les extrêmes à faire le ménage ».
Le chef de l’État a tenu un discours très ferme sur la violence militante. Selon lui, aucun groupe recourant à la violence ne peut être toléré dans la République.
Il a déclaré que « tous les partis politiques qui justifient des mouvements qui pratiquent la violence commettent une faute grave » et a appelé explicitement « les partis extrêmes à faire leur ménage ».
Il a précisé viser l’extrême gauche mais également l’extrême droite, estimant que dans certains cas des militants légitiment la violence au nom de l’affrontement politique. Il a également condamné la logique d’autodéfense ou de milices, jugeant qu’elle crée les conditions du passage à l’acte.
Responsabilité politique et possibles dissolutions
Emmanuel Macron a averti que les responsables politiques entretenant une ambiguïté avec des groupes violents portent « une responsabilité grave ». Il leur demande de lever ces ambiguïtés, d’exclure ces groupes et de ramener le calme dans le débat public.
Il a rappelé que la justice poursuivrait son travail et que l’administration pourrait engager des procédures de dissolution contre les organisations violentes. En parallèle, plusieurs gardes à vue se poursuivent à Lyon, dont celles de deux assistants parlementaires liés au député de La France insoumise, Raphaël Arnault.
Source : France Info