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Grégory Doucet. Photo : @CloudMamma

Lyon : Grégory Doucet réclame l’interdiction de la marche en hommage à Quentin Deranque

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À Lyon, la tension monte autour de l’organisation d’une marche prévue samedi en hommage à Quentin Deranque, militant nationaliste tué la semaine dernière. Le maire écologiste Grégory Doucet demande son interdiction, redoutant des débordements violents. La préfecture du Rhône doit trancher dans les prochaines heures.

La polémique enfle à Lyon après l’annonce d’une marche en hommage à Quentin Deranque, militant nationaliste mortellement agressé jeudi dernier. Prévue samedi après-midi, la manifestation suscite l’opposition ferme du maire écologiste de la ville, Grégory Doucet, qui réclame son interdiction au nom de la sécurité publique.

Dans un contexte que l’édile décrit comme marqué par « des tensions nationales et locales particulièrement vives », le risque de débordements apparaît, selon lui, bien réel. Il affirme avoir saisi la préfecture du Rhône afin de faire part de sa « vive inquiétude » face à une mobilisation susceptible de rassembler entre 2 000 et 3 000 personnes, selon les organisateurs. L’élu redoute notamment la venue de militants d’extrême droite venus « de toute la France et de pays frontaliers », ainsi que des menaces visant des élus ou des dégradations de permanences parlementaires.

La maire du 7ᵉ arrondissement, Fanny Dubot, a également relayé les inquiétudes exprimées par des habitants et des commerçants du secteur concerné. Selon elle, plusieurs Lyonnais ont sollicité les autorités pour alerter sur les risques sécuritaires et les tensions que pourrait raviver ce rassemblement.

Une décision attendue de la Préfecture

La marche, intitulée « Lyon demande justice pour Quentin tué par les antifas », doit partir à 15 heures du quartier Jean-Jaurès pour rejoindre le lieu du drame, rue Victor-Lagrange, une artère résidentielle située en bordure de voie ferrée. L’une des co-organisatrices est présentée comme une proche de la victime, aux côtés d’Aliette Espieux, qui se décrit comme ancienne porte-parole du mouvement anti-avortement Marche pour la vie.

La préfecture du Rhône a indiqué que l’autorisation de la manifestation était toujours en cours d’évaluation au regard des risques de troubles à l’ordre public. La décision, attendue d’ici peu, devra arbitrer entre la liberté de manifester et les impératifs de sécurité invoqués par la municipalité.

Pour le maire de Lyon, « pour garantir un cadre serein et prévenir toute violence, l’interdiction de cette manifestation constitue la seule décision responsable ». Une position qui illustre la crispation croissante autour de ce drame, devenu en quelques jours un point de fixation politique local et national.

Sources :

Actu Lyon – 19 février 2026 – lien

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