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Donald Trump. Image : Capture d'écran.

Nucléaire iranien : Donald Trump se donne dix jours pour trancher et menace

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Le président américain et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump a affirmé se donner « dix jours » pour décider si un accord sur le nucléaire iranien est encore possible. À défaut, « de mauvaises choses arriveront », a-t-il averti depuis Washington lors de la première réunion de son « Conseil de paix ». Cette déclaration intervient 48 heures après une nouvelle session de discussions indirectes entre Téhéran et Washington à Genève, dans un climat de tensions militaires croissantes au Moyen-Orient.

La pression diplomatique entre Washington et Téhéran s’intensifie. Jeudi 19 février, le président des États-Unis, Donald Trump, a haussé le ton à l’égard de l’Iran, estimant que le temps des tergiversations touchait à sa fin. « Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas, nous allons peut-être conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours », a-t-il déclaré lors d’un discours à Washington, à l’occasion de la première réunion de son « Conseil de paix ».

Créée initialement pour contribuer à la reconstruction de Gaza avant d’élargir son périmètre à la résolution des conflits internationaux, cette instance, présentée comme un instrument diplomatique central du second mandat de Donald Trump, réunissait 47 pays, dont certains ne sont pas membres permanents du Conseil. Dans un paradoxe assumé, cette réunion consacrée à la paix a servi de tribune à une mise en garde directe contre Téhéran.

« La paix est un mot facile à dire, mais difficile à produire », a insisté le président américain, évoquant les conflits en cours et les médiations engagées par son administration. Dans une intervention mêlant considérations géopolitiques et bilan politique, il a vanté les succès diplomatiques revendiqués par son équipe, affirmant avoir contribué à mettre fin à plusieurs guerres prolongées. Il a également salué l’implication de ses proches collaborateurs sur les dossiers sensibles du Moyen-Orient, notamment à Gaza.

Mais c’est bien le dossier iranien qui concentre l’attention. Depuis plusieurs semaines, la Maison Blanche agite la menace d’une intervention militaire si aucun accord « pertinent » n’est trouvé sur le nucléaire. L’administration américaine a par ailleurs renforcé son dispositif naval et aérien dans la région, accentuant un climat déjà inflammable.

Pourtant, côté iranien, le ton se veut plus mesuré. À l’issue de la deuxième session de discussions indirectes à Genève, le ministre des Affaires étrangères iranien s’est montré prudemment optimiste. Le mardi 17 février, il a déclaré à la télévision d’État que les deux parties avaient pu « parvenir à un large accord sur un ensemble de principes directeurs », ouvrant la voie à la rédaction d’un texte potentiel.

Ces discussions interviennent dans un contexte de démonstrations de force. Le même jour, les Gardiens de la révolution, pilier militaire de la République islamique, ont partiellement fermé le stratégique détroit d’Ormuz afin de mener des exercices militaires « à tirs réels » et préparer le pays « aux menaces sécuritaires et militaires potentielles ». Ce passage maritime, par lequel transite une part significative du commerce mondial d’hydrocarbures, constitue un levier géopolitique majeur pour Téhéran.

Sources :

Discours de Donald Trump

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