À un peu plus d’un an des élections métropolitaines, le dispositif électoral de Bruno Bernard se précise. La composition complète de ses têtes de liste est désormais connue, avec une surprise notable : l’entrée en lice de la députée écologiste Marie-Charlotte Garin, figure montante de l’écologie politique lyonnaise.
Le casting électoral de la majorité écologiste pour la Métropole de Lyon est désormais arrêté. Selon les informations révélées par Le Progrès, l’ensemble des têtes de liste portées par Bruno Bernard pour les élections métropolitaines de 2026 est connu. Une configuration qui mêle continuité politique et ajustements stratégiques, avec l’apparition d’un nom inattendu dans l’organigramme : celui de Marie-Charlotte Garin.
Plusieurs têtes de liste avaient déjà été identifiées ces dernières semaines. Bruno Bernard conduira lui-même la liste sur Villeurbanne, tandis que Manon Doyelle sera positionnée sur le secteur de la Porte des Alpes. François Journy mènera la bataille sur Lyon Ouest, Sandrine Runel sur Lyon Nord et Fabrice Matteucci sur le Plateau Nord. Un choix assumé de stabilité, qui confirme la volonté de s’appuyer sur des figures déjà installées au sein de l’exécutif métropolitain.
Cette logique de reconduction se retrouve dans la seconde vague de désignations. Des élus sortants rempilent sur leurs territoires respectifs, à l’image d’Hélène Duvivier à l’Ouest, de Jean-Charles Kohlhaas sur les Lônes et Coteaux, de Michèle Picard sur les Portes du Sud ou encore d’Hélène Geoffroy sur le Rhône Amont. Benjamin Badouard portera les couleurs de la majorité sur Lyon Est, tandis que Lucie Vacher sera positionnée sur Lyon Sud. Autant de profils qui incarnent la continuité de l’action métropolitaine engagée depuis 2020.
Quelques ajustements viennent toutefois nuancer cette impression de reconduction à l’identique. À Lyon Centre, la majorité fait le choix d’une nouvelle venue avec la responsable associative Kheira Boukralfa, signal d’une volonté d’ouverture vers la société civile et les réseaux militants locaux.
Mais c’est surtout la présence de Marie-Charlotte Garin qui retient l’attention. Députée sortante et figure reconnue de l’aile écologiste à l’Assemblée nationale, son engagement dans la bataille métropolitaine constitue un marqueur politique fort. Son arrivée intervient alors que le maire de Lyon, Grégory Doucet, n’apparaît pas dans le dispositif des têtes de liste, laissant Bruno Bernard concentrer l’essentiel de l’incarnation politique de la campagne.
Avec cette composition, la majorité écologiste cherche à conjuguer expérience institutionnelle et renouvellement ciblé, tout en musclant son profil politique à l’approche d’un scrutin qui s’annonce stratégique. L’entrée en scène de Marie-Charlotte Garin renforce la dimension nationale de la campagne métropolitaine et confirme l’importance accordée par les écologistes à l’échelon de la Métropole, devenue un centre de pouvoir clé dans le paysage politique lyonnais.
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