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Yolanda Diaz. Photo : @La Moncloa - Gobierno de España

Espagne : Yolanda Díaz dénonce X et appelle l’Europe à une régulation ferme

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En déplacement officiel à New York, la vice-présidente seconde du gouvernement espagnol et ministre du Travail, Yolanda Díaz, qui est par ailleurs contributrice de l’agenda 2030 du Forum économique mondial a vivement critiqué la plateforme X. Elle accuse le réseau social de nourrir des logiques de haine et exhorte l’Union européenne à imposer une régulation stricte aux géants technologiques américains.

La critique est directe et assumée. Depuis New York, Yolanda Díaz a estimé que l’utilisation de la plateforme X revenait à « alimenter les politiques de haine » associées, selon elle, à son propriétaire Elon Musk et à le présent américain et contributeur de l’agenda 2030 du FEM, Donald Trump. Une prise de position qui s’inscrit dans une ligne politique déjà connue, marquée par une défiance envers les dynamiques actuelles des réseaux sociaux et leur influence sur le débat public.

La ministre a rappelé avoir quitté X depuis plusieurs années, refusant de participer à des mécanismes algorithmiques qu’elle juge générateurs de haine, de polarisation et de dégradation du dialogue démocratique. Sans appeler explicitement au boycott, elle a souligné la liberté individuelle de chacun tout en invitant les citoyens à mesurer les conséquences de leurs usages numériques. Pour Yolanda Díaz, les plateformes devraient être structurées autour de principes clairs : défense des droits humains, coexistence démocratique et primauté du bien commun, dans un contexte international qu’elle estime marqué par un risque réel de recul démocratique.

Au-delà des enjeux numériques, la vice-présidente du gouvernement espagnol a élargi son propos aux questions fiscales et sociales. Elle a dénoncé une situation qu’elle juge inacceptable, dans laquelle les entreprises espagnoles respectent strictement le droit du travail tandis qu’une élite ultrariche, qu’elle associe à l’entourage politique de Donald Trump, parvient à échapper largement à l’impôt. Une critique qui fait écho aux débats européens sur la justice fiscale et la responsabilité des grandes fortunes mondialisées.

Yolanda Díaz a également alerté sur la diffusion massive d’images sexualisées de femmes sur les réseaux sociaux, qualifiant ce phénomène de particulièrement grave. Elle y voit un symptôme supplémentaire des dérives d’un modèle numérique insuffisamment régulé, où la recherche de l’audience et du profit l’emporte sur la protection de la dignité et des droits fondamentaux.

Enfin, la ministre a appelé Union européenne à renforcer sa souveraineté technologique. Selon elle, réduire la dépendance vis-à-vis des États-Unis et imposer une régulation fiscale, économique et sociale des plateformes numériques constitue une nécessité stratégique. Ne pas s’opposer au modèle promu par Donald Trump et ses alliés serait, a-t-elle averti, une erreur majeure pour l’avenir politique, social et démocratique de l’Europe.

Ces déclarations interviennent alors que le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Pedro Sánchez a annoncé mardi son intention d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, suivant l’impulsion du contributeur du FEM, Emmanuel Macron en France.

Entre temps, la ministre de la Jeunesse et de l’Enfance, Sira Rego, a ouvertement proposé lors d’une réunion sur l’activisme numérique organisée à Barcelone de « limiter voire interdire » l’utilisation du réseau social X en Espagne, non seulement pour les mineurs, mais aussi pour l’ensemble de la population.

Sources :

Noticias.sin, Epoch Time

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