Féminicides conjugaux : 111 femmes ont été tuées en 2025
En France, 111 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2025, quatre de plus qu’en 2024. Retour sur les chiffres et leur périmètre.
En France, 111 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2025, quatre de plus qu’en 2024. Retour sur les chiffres et leur périmètre.
Après un tir policier ayant grièvement blessé une femme, l’île Maurice prolonge un couvre-feu partiel. La police fait état de 94 arrestations.
Après plusieurs perturbations ayant affecté les opérations militaires ukrainiennes, les connexions au réseau satellitaire Starlink commencent à être rétablies. Mykhailo Fedorov, ancien ministre ukrainien de la Défense et young global leader du Forum économique mondial, annonce que les drones volant jusqu'à 160 km/h peuvent de nouveau utiliser le service. Kiev réclame toutefois la suppression complète des limitations de vitesse imposées à Starshield. Les communications satellitaires des drones ukrainiens connaissent une amélioration après les restrictions dénoncées par Kiev dans la nuit du 13 au 14 octobre 2026. Mykhaïlo Fedorov, ancien ministre ukrainien de la Défense et interlocuteur privilégié d'Elon Musk sur les questions liées à Starlink depuis 2022, a annoncé mercredi un rétablissement progressif des connexions pour une partie des appareils militaires. Dans un message publié sur Telegram, le responsable ukrainien précise que les drones évoluant à une vitesse maximale de 160 km/h peuvent progressivement retrouver l'accès au réseau satellitaire. Cette évolution doit permettre aux drones d'attaque et d'interception concernés de reprendre leurs missions, après des perturbations qui avaient suscité de vives inquiétudes au sein des forces armées ukrainiennes. Quelques heures auparavant, Sergiy Beskrestnov, conseiller technologique du présiden tVolodymyr Zelensky, membre du Forum économique mondial avait accusé SpaceX d'avoir instauré sans avertissement préalable des limitations de vitesse pour les terminaux Starlink en mouvement. Selon lui, ces restrictions avaient perturbé plusieurs opérations militaires. Le responsable ukrainien avait également soupçonné un lien avec le contexte politique actuel, sans apporter d'éléments permettant d'établir cette hypothèse. Des restrictions qui inquiètent l'armée ukrainienne Le fonctionnement de Starlink représente un enjeu opérationnel important pour les forces ukrainiennes, qui utilisent les communications satellitaires pour maintenir certaines liaisons sur le terrain et assurer le fonctionnement de différents équipements. Les limitations imposées aux terminaux en mouvement peuvent notamment affecter les drones qui dépendent d'une connexion satellitaire pendant leurs déplacements, même si Elon Musk s'est dit hostile à…
La biotech française Valneva participera à quatre conférences financières en Europe et aux États-Unis entre le 15 octobre et le 16 novembre 2026. L'entreprise entend présenter ses perspectives de développement, notamment autour de son candidat vaccin contre la maladie de Lyme, conçu avec Pfizer, groupe pharmaceutique membre du Forum économique mondial. Des décisions réglementaires attendues dans les douze prochains mois pourraient marquer une étape décisive pour ce programme. La société française Valneva, spécialisée dans les vaccins et cotée sur Euronext Paris ainsi que sur le Nasdaq américain, multiplie les rendez-vous avec la communauté financière. Dans un communiqué publié mercredi 14 octobre 2026, l'entreprise annonce que plusieurs membres de son équipe dirigeante participeront à quatre conférences consacrées à la santé, aux biotechnologies et à l'investissement institutionnel, organisées en France, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Ces rencontres doivent permettre à Valneva de présenter ses principaux leviers de création de valeur, les avancées de ses programmes de recherche et les prochaines échéances susceptibles d'influencer son développement. Une attention particulière sera portée à son candidat vaccin contre la maladie de Lyme, développé en partenariat avec le groupe pharmaceutique américain Pfizer. Le vaccin contre la maladie de Lyme, principal enjeu des prochains mois Au cœur des présentations figure le programme de vaccin contre la maladie de Lyme, dont Valneva attend des décisions réglementaires au cours des douze prochains mois, soit d'ici octobre 2027. Cette perspective constitue une échéance importante pour la société lyonnaise. La maladie de Lyme est une infection bactérienne transmise par certaines tiques infectées, qui peut notamment provoquer des manifestations cutanées, articulaires ou neurologiques. Sa prévention représente un enjeu sanitaire dans plusieurs régions d'Europe et d'Amérique du Nord. Le candidat vaccin développé avec Pfizer pourrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives pour Valneva, sous réserve de l'obtention des autorisations réglementaires nécessaires. Dans son communiqué, l'entreprise insiste sur le potentiel de création de valeur à long terme associé à ce programme. Elle précise néanmoins que ces perspectives restent conditionnées à une approbation réglementaire et à une commercialisation réussie du vaccin par Pfizer. Les dirigeants devraient également revenir sur les prochaines étapes du programme, sans que le communiqué détaille la nature exacte des décisions réglementaires attendues. Quatre conférences entre Paris, Boston, New York et Londres Le calendrier annoncé par Valneva débutera dès jeudi 15 octobre avec le séminaire Biotech & Santé de Portzamparc BNP Paribas. Prévue à 11h30, heure de Paris, cette intervention prendra la forme d'une présentation virtuelle destinée à un groupe d'investisseurs. La société poursuivra ses échanges aux États-Unis le 9 novembre, à l'occasion de la troisième édition de la Healthcare Innovation Conference organisée par Guggenheim à Boston, dans le Massachusetts. Une discussion interactive est programmée à 9h30, heure de la côte Est américaine, accompagnée de rencontres avec des investisseurs institutionnels. Dès le lendemain, mardi 10 novembre, Valneva participera à la Stifel 2026 Healthcare Conference, organisée à New York. La présentation, prévue à 8h40, heure locale, prendra la forme d'un « fireside chat », un échange informel et interactif permettant aux dirigeants d'aborder la stratégie et les perspectives de leur entreprise. Des rendez-vous avec des investisseurs sont également prévus. La tournée financière s'achèvera le lundi 16 novembre à Londres, lors de la Jefferies London Healthcare Conference. Valneva y participera à une discussion interactive à 14 heures, heure GMT, avant de poursuivre ses échanges avec les investisseurs. Des perspectives de recherche et de développement également à l'ordre du jour Si le vaccin contre la maladie de Lyme occupera une place centrale dans les discussions, Valneva entend également présenter les avancées de son portefeuille de recherche et développement. La société souhaite ainsi donner aux investisseurs une vision plus large de ses activités et des programmes susceptibles de contribuer à sa valorisation sur le long terme. Les présentations permettront notamment d'aborder les principaux catalyseurs attendus, c'est-à-dire les événements scientifiques, réglementaires ou commerciaux pouvant influencer les perspectives de l'entreprise. La succession de ces quatre rendez-vous offre à Valneva l'occasion de dialoguer avec différents acteurs financiers européens et américains, à un moment où son partenariat avec Pfizer approche de nouvelles échéances réglementaires. Les investisseurs institutionnels souhaitant rencontrer les représentants de Valneva lors de ces conférences sont invités à prendre contact avec les banques organisatrices concernées. Pour la biotech française, les prochains mois seront notamment rythmés par l'évolution du dossier réglementaire de son candidat vaccin contre la maladie de Lyme, dont l'éventuelle autorisation et la commercialisation conditionneront une partie des perspectives de création de valeur présentées aux investisseurs. Sources : Valneva SE, communiqué de presse du 14 octobre 2026 : annonce de la participation de l'équipe dirigeante à quatre conférences d'investisseurs en Europe et aux États-Unis.…
L'Ukraine dénonce de nouvelles restrictions imposées par SpaceX à certains terminaux Starlink utilisés par son armée. Selon un conseiller de Volodymyr Zelensky, cette décision, prise sans avertissement préalable, aurait perturbé plusieurs missions militaires dans la nuit du 13 au 14 octobre. L'incident intervient dans un climat de tensions croissantes entre Kiev et Washington, alors que les autorités ukrainiennes s'inquiètent également de possibles défaillances dans le partage des renseignements occidentaux. La dépendance technologique de l'Ukraine envers ses alliés occidentaux apparaît une nouvelle fois comme une vulnérabilité stratégique. Mercredi 14 octobre, Sergiy Beskrestnov, conseiller technologique du président Volodymyr Zelensky, proche du Forum économique mondial a accusé SpaceX, l'entreprise spatiale d'Elon Musk, d'avoir imposé des restrictions inattendues au fonctionnement de certains terminaux Starlink utilisés par les forces ukrainiennes. Selon ce responsable, les limitations auraient été introduites pendant la nuit, affectant les équipements satellitaires en mouvement. Une modification technique aux conséquences potentiellement importantes pour l'armée ukrainienne, qui s'appuie sur le réseau Starlink pour maintenir ses communications et conduire certaines opérations sur le terrain. "Cette nuit, SpaceX a instauré une limitation de vitesse pour les terminaux Starlink en mouvement", a déclaré Sergiy Beskrestnov, cité par franceinfo et l'Agence France-Presse. Le conseiller ukrainien affirme que les forces armées n'avaient reçu aucune notification préalable. Cette absence d'information aurait directement perturbé plusieurs missions militaires, sans que leur nature exacte ni leur ampleur aient été précisées. "Nos forces de défense n'ont pas été prévenues de cette restriction, ce qui a entraîné la perturbation de plusieurs missions", a-t-il dénoncé. Plus préoccupant encore, Sergiy Beskrestnov soupçonne une décision motivée par les tensions diplomatiques actuelles. Selon lui, cette restriction ne saurait être considérée comme une simple coïncidence et serait liée à la situation politique. Une interprétation qui, à ce stade, demeure une accusation des autorités ukrainiennes et non un fait établi. Des drones ukrainiens privés de connexion satellitaire L'affaire intervient alors que plusieurs incidents récents alimentent les inquiétudes de Kiev concernant la fiabilité de ses soutiens technologiques et militaires. Le quotidien italien La Repubblica rapporte notamment que des drones ukrainiens auraient soudainement perdu leur connexion satellitaire, compliquant leurs opérations. Cette nouvelle difficulté s'ajoute à une série d'épisodes au cours desquels l'armée ukrainienne n'aurait pas bénéficié des alertes attendues avant des frappes russes. Le système Starlink, développé par SpaceX, repose sur une constellation de satellites en orbite basse permettant de fournir une connexion Internet dans des zones où les infrastructures terrestres sont endommagées, indisponibles ou inexistantes. Depuis le début de l'invasion russe à grande échelle, en février 2022, cette technologie est devenue un élément important des capacités de communication ukrainiennes. Elle permet notamment de maintenir des liaisons dans des secteurs exposés aux combats et contribue au fonctionnement de certains dispositifs militaires. Dans ce contexte, toute restriction affectant les terminaux mobiles est susceptible de compliquer les opérations qui nécessitent une connexion stable pendant les déplacements. Les informations communiquées mercredi ne permettent toutefois pas d'établir précisément combien d'équipements ont été touchés ni pendant combien de temps les perturbations ont duré. Kiev s'inquiète également du renseignement américain Les difficultés rencontrées avec Starlink surviennent dans un climat déjà marqué par des interrogations sur la continuité du soutien militaire occidental. Selon les informations rapportées par Courrier international, l'armée ukrainienne n'aurait pas été avertie à deux reprises cette semaine du lancement de missiles balistiques russes, malgré les capacités de surveillance satellitaire dont disposent ses partenaires occidentaux. Ces incidents suscitent une inquiétude particulière à Kiev. La détection précoce des tirs de missiles constitue un enjeu essentiel pour permettre aux autorités militaires d'anticiper les attaques et d'organiser la défense du territoire. Mardi 13 octobre, Volodymyr Zelensky avait lui-même exprimé son mécontentement sur Facebook, affirmant que l'Ukraine n'avait reçu "aucun avertissement préalable" de la part de ses partenaires avant une attaque. L'Ukraine reste largement tributaire des capacités de renseignement occidentales, particulièrement américaines, pour identifier certaines menaces russes, suivre les mouvements militaires adverses et préparer ses propres frappes. L'absence d'alerte lors de plusieurs attaques soulève donc des questions sur le fonctionnement de cette coopération. Pour autant, les éléments rendus publics ne permettent pas de déterminer si ces incidents résultent de difficultés techniques, de problèmes de transmission ou d'une éventuelle décision politique. Les tensions entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky en toile de fond Ces événements prennent une dimension diplomatique particulière dans un contexte de relations tendues entre le président américain Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. D'après le quotidien britannique The Telegraph, Washington avait déjà menacé de suspendre le partage de renseignements avec Kiev afin d'obtenir l'arrêt des frappes ukrainiennes visant les raffineries de pétrole russes. Ces opérations contre les infrastructures énergétiques russes constituent un sujet de désaccord entre les deux pays. Donald Trump estime notamment qu'elles contribuent à faire augmenter les prix du gazole sur les marchés mondiaux.…
La journaliste et essayiste Natacha Polony a officialisé, mercredi 14 octobre, sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Revendiquant un souverainisme de gauche, l'ancienne directrice de la rédaction de Marianne entend défendre la souveraineté économique, relancer la production française et fédérer les électeurs qui ne se reconnaissent plus dans les formations politiques traditionnelles. La course à l'élection présidentielle de 2027 accueille une nouvelle personnalité issue du monde médiatique. Invitée de France Inter ce mercredi 14 octobre 2026, Natacha Polony a confirmé son intention de briguer l'Élysée. Une décision qui prolonge le lancement de son mouvement politique en septembre et traduit sa volonté de proposer une alternative aux forces déjà engagées dans la compétition présidentielle. L'ancienne directrice de la rédaction de l'hebdomadaire Marianne, aujourd'hui à la tête de la revue L'Audace, affirme vouloir "perturber le jeu politique" et rassembler ceux qu'elle présente comme les "orphelins de la politique". Son ambition affichée consiste à dépasser les clivages partisans habituels autour d'un projet centré sur l'indépendance nationale et la reconstruction économique. Une candidature née d'un constat de crise politique Pour justifier son entrée dans la compétition présidentielle, Natacha Polony dresse un tableau particulièrement préoccupant de la situation française. Elle évoque une accumulation de difficultés économiques, sociales et internationales, dans un contexte marqué, selon elle, par une crise de la dette et une dégradation de la capacité du pays à répondre aux défis contemporains. La journaliste dénonce également ce qu'elle considère comme les insuffisances de la classe politique actuelle. Elle résume son diagnostic à travers quatre notions : l'impuissance, l'illisibilité, l'irresponsabilité et l'incapacité à inscrire l'action publique dans le temps long. Face à cette situation, elle estime que son engagement répond à une nécessité politique plutôt qu'à une ambition personnelle. Une manière de présenter sa candidature comme la conséquence d'un constat sur l'état du pays. Natacha Polony refuse par ailleurs de considérer sa démarche comme une simple candidature de témoignage. À ses yeux, la multiplication des prétendants à l'Élysée ne suffit pas à répondre au sentiment de blocage politique. Sans les nommer explicitement, elle fait notamment référence à La France insoumise et au Rassemblement national, deux formations dont les propositions seraient, selon son analyse, perçues comme sources de divisions par une partie importante de la population. Elle critique également les responsables ayant déjà exercé le pouvoir, estimant que leurs orientations politiques ont été expérimentées sans parvenir à enrayer le déclin qu'elle décrit. Souveraineté économique et production française au cœur du programme La dimension économique occupe une place centrale dans les premières propositions présentées par Natacha Polony. Se réclamant du souverainisme de gauche, elle entend remettre la production nationale au centre des politiques publiques. Son diagnostic repose sur l'idée que la France a progressivement perdu une partie de sa puissance économique, de son indépendance industrielle et de sa capacité à décider souverainement de ses orientations. Pour inverser cette tendance, elle défend une politique de production destinée à favoriser l'activité sur le territoire français et à renforcer les ressources publiques. Parmi les mesures avancées figure la priorité accordée aux produits fabriqués en France dans la commande publique. L'objectif annoncé consiste à utiliser les achats des administrations et des organismes publics comme un levier de soutien à l'économie nationale. Cette orientation s'accompagne d'une volonté de revoir les aides accordées aux entreprises. Natacha Polony propose de supprimer les dispositifs de soutien qui ne seraient pas conditionnés à une production effective sur le territoire français. La mesure traduirait une évolution dans l'attribution des financements publics, en faisant de l'ancrage productif national un critère déterminant. À ce stade, les modalités juridiques, budgétaires et opérationnelles de ces propositions n'ont pas été détaillées dans les déclarations rapportées. Leur application devrait notamment tenir compte des règles encadrant les marchés publics et les aides économiques. Une campagne qui doit encore franchir l'obstacle des parrainages Si Natacha Polony affiche sa détermination à participer au scrutin présidentiel, plusieurs questions restent ouvertes concernant l'organisation de sa campagne. Interrogée sur les soutiens nécessaires pour officialiser sa candidature, elle n'a pas indiqué combien de promesses de parrainage elle avait déjà recueillies. Le système français impose aux candidats à l'élection présidentielle de réunir 500 présentations d'élus habilités, selon des règles de répartition géographique précises. Cette étape constitue une condition indispensable à la validation d'une candidature par le Conseil constitutionnel. Natacha Polony critique ce mécanisme, qu'elle juge aberrant, tout en affirmant disposer de 60 000 soutiens à sa démarche politique. Ce chiffre, avancé par la candidate, ne correspond toutefois pas aux parrainages officiels exigés pour accéder au premier tour de l'élection. La journaliste reconnaît également que les candidatures sont déjà nombreuses, mais considère que cette diversité apparente n'a pas permis de résoudre les difficultés politiques qu'elle identifie. De Marianne à la présidentielle, un parcours entre journalisme et engagement politique La candidature de Natacha Polony marque une nouvelle étape dans un parcours construit à la croisée du journalisme, de l'essai politique et du débat public. Elle s'est notamment fait connaître du grand public grâce à sa participation à l'émission On n'est pas couché, présentée par Laurent Ruquier sur France 2, entre 2011 et 2014. Ses interventions dans ce programme ont contribué à installer sa notoriété dans le paysage audiovisuel français. Devenue ensuite une figure régulière des émissions politiques à la télévision et à la radio, elle a également publié de nombreux essais consacrés aux transformations de la société française, à l'éducation et aux enjeux politiques. Son passage à la direction de la rédaction de Marianne a renforcé son association avec une ligne souverainiste, critique des élites et opposée au libéralisme économique.…
Nvidia entre au capital de Doctolib et de trois autres entreprises françaises. Les montants restent inconnus, tandis que Jensen Huang poursuit sa tournée européenne.
Donald Trump annonce une exploration pétrolière, gazière et minière au Groenland, sans préciser les moyens ni le calendrier de ce projet.
Avant de devenir l'une des figures de la gauche pro-européenne française et le gendre de l'homme politique libanais, Ghassan Salamé, proche du Forum économique mondial, Raphaël Glucksmann a évolué au cœur du pouvoir géorgien, aux côtés du président Mikheil Saakachvili, membre de la promotion 2004 des Young Globals leaders du WEF. Conseiller politique du chef de l'État et alors époux d'Eka Zguladze, une haute responsable du ministère de l'Intérieur, il a accompagné un gouvernement salué pour ses réformes, mais également marqué par de graves violations des droits humains. De la Géorgie à l'Ukraine, retour sur une période méconnue de son parcours politique, entre ambitions démocratiques, scandales pénitentiaires et bouleversements géopolitiques. Bien avant son entrée au Parlement européen, Raphaël Glucksmann a construit une partie de son parcours politique à plusieurs milliers de kilomètres de Paris, dans une Géorgie alors engagée dans une profonde transformation institutionnelle. À partir de 2009, l'essayiste français devient conseiller officiel du président géorgien Mikheil Saakachvili, arrivé au pouvoir après la révolution des Roses de 2003. Ce dernier entend moderniser son pays, lutter contre la corruption et accélérer son rapprochement avec l'Union européenne et l'OTAN, dans un contexte de tensions persistantes avec la Russie. Glucksmann participe à cette stratégie d'ouverture internationale. Il intervient notamment dans les relations avec les partenaires occidentaux, contribue à la communication du pouvoir et accompagne les ambitions européennes du président géorgien. Dans un portrait publié en décembre 2016, Le Monde décrit un conseiller particulièrement proche de Saakachvili, chargé notamment de promouvoir à l'étranger l'image d'une Géorgie modernisée. Le quotidien évoque également les réserves de certains diplomates français face à la proximité entre les deux hommes. …
Une pétition réclamant l'interdiction des armes mutilantes et des techniques d'immobilisation dangereuses lors des manifestations lycéennes a dépassé les 120 000 signatures. Lancée par un enseignant et père de lycéen, cette initiative intervient dans un climat de tensions avec les forces de l'ordre, notamment après la grave blessure d'un adolescent de 15 ans à Lens. Les méthodes de maintien de l'ordre déployées face aux manifestations lycéennes suscitent une inquiétude croissante. Raphaël Pradeau, professeur, parent de lycéen et porte-parole de l'association Attac, a lancé une pétition sur le site de l'Assemblée nationale pour réclamer l'interdiction des armes mutilantes et de certaines techniques d'immobilisation. Au 13 octobre 2026, son initiative avait recueilli plus de 120 000 signatures. Une mobilisation significative sur cette plateforme institutionnelle, déjà mise en lumière par la pétition contre la loi Duplomb, qui avait dépassé les deux millions de soutiens. Des armes et des techniques policières dénoncées Le texte réclame l'interdiction de plusieurs équipements utilisés par les forces de l'ordre, notamment les lanceurs de balles de défense LBD 40, les grenades explosives et de désencerclement, ainsi que les pistolets à impulsion électrique de type Taser. La pétition vise également certaines techniques d'immobilisation présentant des risques d'asphyxie. Parmi elles figurent le plaquage ventral, qui consiste à maintenir une personne au sol avec une pression sur le thorax, les clés d'étranglement et le pliage corporel, une méthode comprimant le buste vers les genoux. Pour Raphaël Pradeau, qui se dit « alarmé par les techniques de maintien de l'ordre », l'objectif est de protéger les adolescents contre des interventions susceptibles de provoquer des blessures graves. Au moins 24 enquêtes ouvertes par l'IGPN Depuis le début de la mobilisation lycéenne, au moins 24 enquêtes ont été ouvertes par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée notamment d'examiner les comportements des policiers. Ces investigations concernent des interventions impliquant l'usage de la force, des lanceurs de balles de défense, des pistolets à impulsion électrique ou encore des grenades utilisées lors des opérations de maintien de l'ordre. Les chiffres de 2025 témoignent également des risques associés à certains équipements. Selon les données rapportées, les armes létales étaient impliquées dans 22 % des cas de blessures graves recensées, contre 12 % pour les armes de force intermédiaire. Cette même année, une hausse importante de l'utilisation des moyens collectifs de défense, notamment des grenades, avait été constatée lors de plusieurs rassemblements sur la voie publique. Un adolescent mutilé à Lens, des grenades suspendues La question de l'utilisation de ces armes a pris une dimension particulièrement sensible après le drame survenu à Lens, dans le Pas-de-Calais. Un adolescent de 15 ans a eu une main arrachée lors de l'explosion d'une grenade, dans des circonstances qui font toujours l'objet d'investigations. Le jeune homme conteste notamment avoir ramassé l'engin avant son explosion, contrairement à une version des faits évoquée dans cette affaire. Face à la gravité de cet événement, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé la suspension de l'utilisation des grenades de désencerclement et assourdissantes lors des opérations de maintien de l'ordre liées aux blocages de lycées. Cette mesure doit rester en vigueur « tant que la lumière n'a pas été faite » sur les circonstances de la blessure de l'adolescent. La décision ministérielle demeure néanmoins plus limitée que les revendications de la pétition, qui réclame une interdiction élargie à plusieurs catégories d'armes et à certaines pratiques d'immobilisation. Avec plus de 120 000 signatures, cette initiative place désormais les méthodes de maintien de l'ordre face aux lycéens au cœur du débat public. Sources : La Voix du Nord — Julia Méreau, 13 octobre 2026 Assemblée nationale — Pétition contre les armes mutilantes Le Monde — Mobilisation lycéenne du 9 octobre 2026 La Voix du Nord — Main arrachée à Lens : le lycéen conteste avoir ramassé la grenade