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Raphael Glucksmann. Photo : @UE

Primaire PS-Place publique : la victoire de Glucksmann relance le débat sur la représentativité du vote en ligne

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Raphaël Glucksmann a remporté avec 66,13 % des suffrages la primaire organisée par le Parti socialiste, Place publique et leurs partenaires en vue de la présidentielle de 2027. Une consultation numérique qui aurait réuni plus de 120 000 participants, dont une majorité de non-adhérents selon les chiffres relayés sur les réseaux sociaux. Derrière ce résultat se posent des questions sur les modalités de participation, la transparence du scrutin et la légitimité d'une désignation. La désignation d'un candidat commun constitue depuis longtemps l'une des principales difficultés de la gauche française. Entre les ambitions individuelles, les divergences programmatiques et les rapports de force entre formations politiques, l'organisation d'une primaire apparaît régulièrement comme un moyen de départager les prétendants. Encore faut-il que ses règles soient clairement établies et que son résultat soit reconnu par les forces politiques concernées. Des textes diffusés sur les réseaux sociaux présentent ainsi Raphaël Glucksmann, gendre de Ghassan Salamé homme politique libanais proche du Forum économique mondial, comme le vainqueur d'une consultation numérique avec 66,13 % des voix. Ils évoquent près de 120 000 participants, dont 88 000 personnes qui ne seraient adhérentes à aucun des trois partis organisateurs. Un droit de participation de 15 euros est également mentionné, de même que la possibilité de voter depuis l'étranger. Le vote en ligne, entre ouverture démocratique et exigences de contrôle Le recours au numérique peut élargir la participation politique. Il permet notamment à des électeurs éloignés des bureaux de vote, aux Français établis à l'étranger ou aux citoyens peu engagés dans la vie partisane de prendre part à une consultation. Mais cette accessibilité s'accompagne d'exigences particulières. Dans une primaire ouverte, l'absence d'adhésion à un parti ne constitue pas en elle-même une anomalie. C'est même souvent l'objectif recherché : dépasser le cercle des militants pour solliciter un électorat plus large. La question porte davantage sur les conditions d'inscription, les contrôles d'identité, la prévention des votes multiples et la fiabilité du décompte. Un dispositif sérieux doit également permettre de vérifier que les personnes inscrites remplissent les conditions de participation, tout en protégeant la confidentialité de leur vote. L'utilisation d'une simple adresse électronique, si elle constituait effectivement l'unique condition d'inscription, ne garantirait pas à elle seule l'unicité des participants. Cela ne signifie pas pour autant qu'une fraude ait eu lieu. Pour établir une telle conclusion, il faudrait disposer d'éléments techniques, de constats d'irrégularités ou d'un audit indépendant. La question de la participation depuis l'étranger mérite également d'être distinguée de celle de la fraude. La résidence hors de France ou la double nationalité ne rendent pas automatiquement une participation illégitime. Tout dépend du règlement de la consultation et des conditions d'éligibilité fixées par ses organisateurs. La représentativité, une question plus complexe que le nombre de votants L'un des arguments avancés dans les publications publiées sur les réseaux sociaux concerne le décalage entre le nombre supposé de participants et le poids militant des formations politiques concernées. Si une consultation réunissait 120 000 votants, dont 88 000 non-adhérents, ces derniers représenteraient environ 73,3 % des participants. Une telle proportion pourrait témoigner d'une capacité à mobiliser au-delà des appareils partisans.…

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Kaja Kallas. Photo : @UE

Sanctions contre la Russie : l’Europe cible près de 1 600 individus et entités liés à l’industrie militaire russe

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L'Union européenne a adopté, lundi 12 octobre 2026, une nouvelle série de sanctions visant 1 569 personnes et entités impliquées dans l'effort de guerre russe en Ukraine. Présentées comme la plus importante extension des sanctions européennes depuis le début du conflit, ces mesures ciblent notamment la production de missiles balistiques. Bruxelles entend ainsi compliquer l'approvisionnement et le fonctionnement de l'industrie militaire russe. L'Union européenne renforce son dispositif de sanctions contre la Russie. Réunis lundi 12 octobre 2026, les ministres des Affaires étrangères des États membres ont formellement approuvé l'inscription de 1 569 individus et entités supplémentaires sur la liste des personnes et organisations sanctionnées en raison de leur implication dans la guerre menée par Moscou contre l'Ukraine. Cette décision marque une nouvelle étape dans la stratégie européenne visant à limiter les capacités militaires et industrielles de la Russie. Elle avait été préalablement validée mercredi par les représentants des 27 États membres à Bruxelles, avant son adoption officielle au niveau ministériel. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, proche du Forum économique mondial a salué sur le réseau social X l'ampleur de cette décision. « Il s'agit de la plus grande extension de notre liste de sanctions depuis le début de la guerre menée par la Russie. L'Europe montre une nouvelle fois un front uni », a-t-elle déclaré. L'industrie russe des missiles balistiques particulièrement visée Le nouveau dispositif cible principalement les acteurs du complexe militaro-industriel russe, dont les activités contribuent à la fabrication et à l'approvisionnement des équipements militaires utilisés dans le conflit ukrainien. Selon des diplomates européens cités à Bruxelles, les sanctions concernent précisément 743 individus et 826 entités. Une part importante de ces nouvelles désignations touche directement les réseaux industriels participant à la fabrication de missiles balistiques. « Plus de la moitié sont liées à la chaîne de production des missiles balistiques », a précisé Kaja Kallas, soulignant la volonté de Bruxelles d'agir sur les capacités de production de l'armement russe. L'objectif affiché consiste à perturber les circuits industriels nécessaires à la fabrication de ces équipements, en augmentant les contraintes économiques et opérationnelles pesant sur les entreprises et les personnes concernées. « Nous rendons la production par la Russie des armes qu'elle utilise pour tuer des Ukrainiens bien plus difficile, plus lente et plus coûteuse », a affirmé la responsable européenne. Cette orientation traduit une volonté de concentrer les restrictions sur les capacités de production militaire, au-delà des seules personnalités politiques ou économiques déjà visées par les précédentes sanctions. Près de 4 600 personnes et entités désormais sanctionnées Avec cette nouvelle vague de mesures restrictives, le nombre total de personnes et d'entités sanctionnées par l'Union européenne en raison de la guerre russe contre l'Ukraine devrait atteindre près de 4 600. Les sanctions prévoient notamment le gel des avoirs détenus sur le territoire de l'Union européenne. Les personnes physiques inscrites sur la liste font également l'objet d'une interdiction d'entrée ou de transit dans les États membres. Ces dispositions visent à limiter l'accès des personnes et organisations concernées aux ressources financières et aux territoires européens. Elles constituent l'un des principaux instruments de pression économique et diplomatique employés par Bruxelles depuis le début de l'invasion russe à grande échelle de l'Ukraine, en février 2022. L'extension du dispositif à plusieurs centaines d'acteurs industriels témoigne de l'attention accordée par les institutions européennes aux chaînes d'approvisionnement militaires russes. En ciblant les entreprises et les individus participant à la fabrication d'armements, l'Union européenne cherche à agir sur les moyens matériels permettant à Moscou de poursuivre ses opérations militaires. Une décision dans un contexte diplomatique complexe L'adoption de ces sanctions intervient dans un contexte international marqué par des évolutions dans les relations économiques entre Washington et Moscou. Selon les informations rapportées par Le Figaro avec l'AFP, les nouvelles mesures européennes surviennent après l'annonce d'un accord entre les États-Unis et la Russie de Vladimir Poutine concernant l'approvisionnement du marché américain en diesel russe. Cette annonce constitue un élément de contexte notable, alors que les sanctions économiques et les échanges énergétiques restent au cœur des relations entre la Russie et les puissances occidentales. Du côté européen, la décision du 12 octobre confirme néanmoins le maintien d'une politique de restrictions visant les acteurs associés à l'effort de guerre russe. En insistant sur l'unité des 27 États membres, Kaja Kallas a également voulu souligner la portée politique de cette nouvelle extension. L'Union européenne entend poursuivre son action sur les réseaux industriels et financiers associés aux capacités militaires de Moscou, en particulier dans le secteur stratégique des missiles balistiques. Sources :…

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Greta Thunberg. Image : capture d'écran CNews.

Mobilisation lycéenne : Greta Thunberg rejoint les manifestants devant un lycée de Saint-Denis

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La militante écologiste suédoise et contributrice de l'agenda 2030, Greta Thunberg s'est rendue, mardi 13 octobre 2026, devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, pour apporter son soutien à la mobilisation lycéenne. Devant plus d'une centaine de jeunes rassemblés, elle a dénoncé le manque d'investissements dans l'éducation et l'exclusion de la jeunesse des décisions qui concernent son avenir. La mobilisation lycéenne en France a reçu, mardi 13 octobre, un soutien de premier plan. Greta Thunberg, figure internationale de la lutte contre le changement climatique, s'est présentée dans la matinée devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, en région parisienne. L'établissement est devenu l'un des principaux foyers du mouvement de contestation qui touche les lycéens. Selon un journaliste de l'Agence France-Presse (AFP) présent sur place, la militante suédoise de 23 ans a rejoint les manifestants alors que plus d'une centaine de jeunes étaient rassemblés aux abords de l'établissement. Cette apparition intervient dans un contexte de mobilisation de la jeunesse autour des conditions d'enseignement et des moyens consacrés aux établissements scolaires. En venant à Saint-Denis, Greta Thunberg a souhaité mettre en lumière les revendications des lycéens français et leur volonté de participer aux décisions qui les concernent directement. Greta Thunberg dénonce le manque de moyens dans l'éducation Face aux journalistes, la militante a exprimé son soutien aux jeunes mobilisés, tout en critiquant leur absence des discussions sur les politiques qui déterminent leur avenir. « Les jeunes ne sont pas associés aux discussions. On nous vole notre avenir, et comme on a pu le constater ici, les écoles ne reçoivent pas les investissements dont elles ont besoin », a-t-elle déclaré devant le lycée Paul-Eluard. Une prise de parole qui place la question des moyens accordés à l'éducation au cœur de son intervention. Pour Greta Thunberg, les difficultés rencontrées par les établissements scolaires s'inscrivent dans une problématique plus large : celle de la place laissée aux nouvelles générations dans les choix politiques et sociaux. La militante a également salué l'engagement des manifestants français. « Je suis extrêmement fière des étudiants français », a-t-elle affirmé, soulignant ainsi son soutien à cette mobilisation. Le lycée Paul-Eluard, un point central de la contestation lycéenne Situé à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, le lycée Paul-Eluard apparaît comme l'un des épicentres du mouvement lycéen. La présence de plus d'une centaine de manifestants mardi matin témoigne de la mobilisation devant cet établissement. La venue de Greta Thunberg confère à ce rassemblement une visibilité particulière. Connue internationalement pour son engagement écologique, la militante s'est imposée depuis 2018 comme l'une des figures les plus médiatisées de la mobilisation de la jeunesse. Son parcours est notamment lié au mouvement Fridays for Future, né des grèves scolaires pour le climat qu'elle avait initiées en Suède. Ce mouvement a contribué à faire émerger une génération de jeunes militants réclamant une participation accrue aux décisions publiques. À Saint-Denis, son intervention dépasse ainsi la seule question environnementale. Elle met en avant les préoccupations éducatives et la nécessité, selon elle, de donner davantage de poids à la parole des jeunes. Une mobilisation française sous le regard d'une figure internationale En rejoignant les manifestants du lycée Paul-Eluard, Greta Thunberg apporte une dimension internationale à une mobilisation ancrée dans le quotidien des établissements scolaires français. Sa présence attire notamment l'attention sur les investissements nécessaires au fonctionnement des écoles et sur la manière dont les décisions concernant l'éducation sont prises. La militante suédoise a choisi de porter ce message directement auprès des lycéens, plutôt que de s'exprimer à distance. Une démarche cohérente avec son engagement de longue date aux côtés des mouvements de jeunesse. Ce mardi 13 octobre, devant le lycée Paul-Eluard, son message s'est concentré sur deux revendications : des moyens suffisants pour les établissements scolaires et une place plus importante accordée aux jeunes dans les discussions sur leur avenir. Sources : Le Monde, avec l'Agence France-Presse (AFP), 13 octobre 2026 : Mobilisation lycéenne : Greta Thunberg est venue devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis pour soutenir les manifestants

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Photo : @Imtiyaz Ali / Unsplash

Deezer : prépare un filtre contre la musique générée par IA

Deezer prévoit un filtre pour retirer les titres entièrement générés par IA de ses résultats de recherche d’ici fin 2026, sans les supprimer de son catalogue.

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Nidal Malik Hasan. Photo : @USUHS

Exécution en direct aux États-Unis : l’Europe menace de sanctionner les plateformes numériques

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L'Union européenne met en garde les géants du numérique contre une éventuelle retransmission en direct de l'exécution de Nidal Hasan, condamné à mort pour le meurtre de 13 personnes sur une base militaire américaine en 2009. Alors que cette exécution est annoncée pour le 3 décembre 2026, Bruxelles rappelle que les réseaux sociaux doivent respecter leurs propres règles de modération, sous peine de s'exposer aux sanctions prévues par la législation européenne. L'Union européenne entend faire respecter ses règles sur les contenus violents, y compris lorsqu'ils proviennent des États-Unis. Lundi 12 octobre, la Commission européenne a adressé un avertissement aux grandes plateformes numériques concernant la possible diffusion en direct de l'exécution de Nidal Hasan, un ancien militaire américain condamné à mort pour une fusillade meurtrière commise en 2009. Âgé de 56 ans, Nidal Hasan doit être exécuté par un peloton d'exécution le 3 décembre 2026, sur une base militaire du Texas. Il avait tué 13 personnes lors d'une attaque perpétrée en 2009 contre des militaires américains. Un responsable du ministère américain de la Défense a affirmé que cette exécution serait publique et retransmise en direct. Une perspective particulièrement sensible, même si l'administration de Donald Trump a depuis semé le doute sur la réalité de cette diffusion. Pour Bruxelles, la question ne porte pas directement sur l'application de la peine capitale aux États-Unis, mais sur la circulation éventuelle des images de l'exécution sur les réseaux sociaux accessibles aux internautes européens. Meta, X et TikTok rappelés à leurs obligations Interrogé sur la possibilité de voir cette exécution retransmise en Europe, Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne, a rappelé que les plateformes numériques étaient tenues d'appliquer avec diligence leurs propres conditions d'utilisation. Les principales entreprises du secteur disposent déjà de règles encadrant les contenus violents. Meta, maison mère de Facebook et Instagram, interdit explicitement les retransmissions en direct d'exécutions capitales. De leur côté, X, anciennement Twitter, et TikTok prohibent certaines publications particulièrement choquantes ou faisant l'apologie de la violence. Ces politiques de modération constituent un premier niveau de responsabilité pour les entreprises concernées. La Commission européenne considère qu'elles doivent être effectivement appliquées, notamment lorsqu'une diffusion risque d'exposer un large public à des images d'une extrême violence. Thomas Regnier a toutefois pris soin de distinguer les pratiques des plateformes sur le territoire américain de leurs obligations au sein de l'Union européenne. Le porte-parole a indiqué ne pas vouloir commenter les décisions prises par ces entreprises aux États-Unis. En revanche, il a insisté sur la portée des règles européennes, qui s'appliquent aux services numériques opérant sur le marché de l'Union. Le règlement européen sur les services numériques au cœur du dossier Pour faire respecter ces obligations, Bruxelles dispose d'un instrument juridique majeur : le Digital Services Act (DSA), ou règlement européen sur les services numériques. Ce texte encadre notamment la gestion des contenus illicites, la transparence des pratiques de modération et les responsabilités des grandes plateformes en matière de risques liés à leurs services. Dans le cas de l'exécution annoncée de Nidal Hasan, la Commission européenne entend surveiller la manière dont les réseaux sociaux appliqueront leurs propres règles. Si ces derniers manquent à leurs obligations au regard du droit européen, Bruxelles pourrait mobiliser les pouvoirs de contrôle et de sanction prévus par le DSA. L'enjeu est également de déterminer comment les plateformes traiteraient une éventuelle retransmission en direct, mais aussi sa circulation ultérieure sous forme d'extraits vidéo ou de publications relayées par les utilisateurs. Il convient toutefois de distinguer les contenus interdits par les conditions d'utilisation des plateformes de ceux qui sont juridiquement illicites. Le DSA ne rend pas automatiquement illégale toute image violente : les obligations et les éventuelles sanctions dépendent des manquements constatés au regard du règlement. Un nouveau point de friction entre Bruxelles et Washington Cet avertissement intervient dans un contexte de tensions persistantes entre l'Union européenne et l'administration Trump sur la régulation des grandes entreprises technologiques. Washington critique régulièrement les règles européennes sur les services numériques, qu'il présente comme un instrument de censure susceptible de restreindre la liberté d'expression. Une interprétation fermement rejetée par Bruxelles, qui défend sa législation comme un cadre destiné à responsabiliser les plateformes et à mieux protéger les utilisateurs européens. Le dossier de l'exécution de Nidal Hasan pourrait ainsi constituer un nouveau terrain de confrontation entre deux approches de la régulation numérique. D'un côté, l'administration américaine conteste les contraintes imposées par l'Union européenne aux grandes plateformes. De l'autre, la Commission rappelle que les entreprises proposant leurs services aux citoyens européens doivent se conformer aux règles applicables dans l'Union, indépendamment de leur pays d'origine. L'ONG Civilization Works qui accuse la France…

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Photo : compte Facebook de Stéphane Labbé.

Gens du voyage : un maire breton provoque une polémique avec ses propos sur l’efficacité des tasers

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À Vern-sur-Seiche, près de Rennes, une réunion consacrée à l'armement de la police municipale a déclenché une vive controverse. Le maire Divers droite Stéphane Labbé a évoqué la corpulence des gens du voyage pour mettre en doute l'efficacité des tasers. Des propos dénoncés par la Ligue des droits de l'homme, qui y voit une stigmatisation de cette communauté. Une discussion sur les équipements des policiers municipaux qui se transforme en polémique. À Vern-sur-Seiche, commune d'Ille-et-Vilaine située au sud de Rennes, le maire Stéphane Labbé se retrouve au cœur d'une controverse après une déclaration concernant les gens du voyage. Prononcés lors d'une réunion municipale le lundi 5 octobre 2026, ses propos ont suscité une réaction de la Ligue des droits de l'homme (LDH), ainsi que des critiques de l'opposition locale. À l'origine de cette affaire, une réflexion sur l'éventuel armement des deux policiers municipaux de la commune. Pour nourrir les échanges, les élus avaient été conviés à une réunion organisée autour d'un quiz intitulé « Tirer ou ne pas tirer ». Une initiative partiellement boycottée par l'opposition municipale. Au cours des discussions, un conseiller municipal a proposé une solution alternative aux armes à feu : équiper les agents de pistolets à impulsion électrique, communément appelés tasers. Une suggestion à laquelle le maire a répondu par une formule qui allait rapidement faire réagir. Une déclaration sur les gens du voyage qui suscite l'indignation « C'est inefficace quand quelqu'un a une corpulence comme les gens du voyage », aurait déclaré Stéphane Labbé, selon les propos rapportés par France 3 Bretagne. Cette affirmation, établissant un lien entre l'appartenance à la communauté des gens du voyage et une caractéristique physique supposée, a provoqué une réaction de la Ligue des droits de l'homme. L'association a dénoncé des propos qu'elle qualifie de « stigmatisants et inacceptables ». Pour la LDH, cette généralisation contribue à entretenir des représentations discriminatoires à l'égard d'une population régulièrement confrontée aux préjugés. « Les gens du voyage ne forment pas un groupe homogène. Les réduire à une corpulence et les lier de fait à la criminalité, c'est reprendre et renforcer des préjugés qui alimentent depuis trop longtemps les discriminations dont ils et elles sont victimes », a déclaré l'organisation. Au-delà de la formulation employée, c'est donc l'association entre une communauté et des situations de confrontation avec les forces de l'ordre qui est contestée par la Ligue des droits de l'homme. Le maire Stéphane Labbé invoque une situation locale précise Face aux critiques, Stéphane Labbé a tenu à apporter des explications sur le contexte de son intervention. Dans un communiqué, l'élu affirme avoir fait référence à un épisode particulier survenu dans sa commune. Selon son récit, un policier municipal aurait été confronté à plusieurs personnes appartenant à la communauté des gens du voyage et présentant une forte corpulence. Le maire décrit notamment « des hommes bâtis musculairement », pour expliquer pourquoi il avait évoqué les limites supposées d'un pistolet à impulsion électrique dans ce type de situation. Cette précision vise à replacer sa déclaration dans le cadre d'une expérience locale, plutôt que dans celui d'une appréciation générale de la communauté. Elle n'a toutefois pas empêché la controverse de se poursuivre. L'élu maintient par ailleurs sa volonté de réfléchir à un équipement adapté aux risques auxquels pourraient être confrontés les policiers municipaux. « Face à une insécurité qui évolue, notre responsabilité est d'anticiper et de donner à nos policiers municipaux les moyens adaptés pour se protéger et protéger la population », a-t-il défendu. L'opposition municipale condamne également les propos La réaction ne s'est pas limitée à la Ligue des droits de l'homme. Sur Facebook, le groupe d'opposition municipale a également exprimé sa désapprobation, regrettant les conséquences de cette affaire pour l'image de Vern-sur-Seiche. « Nous trouvons désolant que notre commune soit encore une fois associée à une polémique honteuse », ont écrit les élus d'opposition. Le groupe a également insisté sur le caractère injustifiable, selon lui, d'une généralisation fondée sur l'appartenance à une communauté. « Personne, ni aucun groupe d'individus, ne peut être réduit à une caractéristique unique. Aucun contexte ne permet de justifier de tels propos », a-t-il ajouté. Ces prises de position illustrent la manière dont une discussion initialement consacrée aux moyens matériels de la police municipale s'est déplacée vers la question des discriminations et de la responsabilité des élus dans leurs déclarations publiques. L'armement des policiers municipaux toujours en discussion Au-delà de la polémique, le dossier qui avait motivé cette réunion demeure ouvert. À Vern-sur-Seiche, la question porte sur l'éventuel équipement de deux policiers municipaux, avec un débat entre le recours à des armes à feu et celui à des dispositifs à impulsion électrique. En France, l'armement des policiers municipaux est encadré par une procédure administrative spécifique. L'autorisation de port d'arme est délivrée par le préfet, sur demande motivée du maire, dans les conditions prévues par la réglementation. Cette compétence préfectorale constitue une étape indispensable avant qu'un agent municipal puisse être autorisé à porter une arme dans l'exercice de ses fonctions. À Vern-sur-Seiche, aucune décision définitive concernant l'armement des deux agents n'est mentionnée dans les informations rapportées. La municipalité doit donc encore trancher une question de sécurité locale désormais accompagnée d'une controverse publique sur les propos de son maire.…

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