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Le Dr Tedros. Photo : Cpature d'écran OMS

Hantavirus : Le DG de l’OMS détaille la réponse mondiale de l’agence onusienne après les cas du MV Hondius

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Lors d’une conférence de presse organisée ce 7 mai 2026, le directeur général de l’OMS et contributeur de l’agenda 2030, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a livré la version la plus complète à ce jour sur le foyer de hantavirus détecté à bord du MV Hondius. Le responsable de l’agence onusienne a confirmé cinq cas positifs, trois décès et défendu la réponse coordonnée mise en place entre plusieurs Etats.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a pris la parole jeudi 7 mai lors d’un point presse consacré à la situation sanitaire du MV Hondius, ce navire de croisière devenu l’épicentre d’un foyer inédit de hantavirus Andes.

Dès l’ouverture de son intervention, le chef de l’OMS a voulu clarifier l’état des connaissances autour de l’incident. « Voici ce qu’il s’est passé, ce que nous savons, ce que nous ignorons encore et ce que l’OMS a fait », a-t-il déclaré devant la presse internationale.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a confirmé que huit cas avaient été signalés jusqu’à présent, dont cinq officiellement confirmés comme étant liés au hantavirus et trois considérés comme suspects. Trois décès ont été enregistrés.

Le patron de l’OMS a rappelé que les hantavirus sont transmis principalement par les rongeurs, via leurs urines, leur salive ou leurs déjections. Mais dans cette affaire, la souche identifiée est celle du virus Andes, présente en Amérique latine et connue pour être le seul hantavirus capable d’une transmission interhumaine limitée.

Selon Tedros, les données recueillies jusqu’ici suggèrent que le schéma observé à bord du MV Hondius correspond aux précédents épisodes connus du virus Andes : des contaminations liées à des contacts étroits et prolongés, notamment dans des environnements confinés.

Le directeur général de l’OMS est revenu en détail sur la chronologie des cas. Le premier patient identifié avait développé des symptômes le 6 avril avant de mourir cinq jours plus tard à bord du navire. Aucun prélèvement n’avait alors été réalisé, les symptômes ayant initialement évoqué une autre infection respiratoire.

Sa femme, déjà symptomatique lorsqu’elle a quitté le bateau à Sainte-Hélène, a ensuite vu son état empirer lors d’un vol vers Johannesburg le 25 avril. Elle est morte le lendemain. Les analyses effectuées par l’Institut national sud-africain des maladies transmissibles ont permis de confirmer le hantavirus.

Une troisième victime, une passagère toujours présente à bord du navire, a développé des symptômes le 28 avril avant de mourir le 2 mai.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a également détaillé les opérations d’évacuation médicale coordonnées par l’OMS. Trois patients symptomatiques ont été transférés vers les Pays-Bas avec l’aide du Cap-Vert. Deux sont hospitalisés dans un état stable, tandis qu’un troisième cas, asymptomatique, se trouve désormais en Allemagne.

Le responsable éthiopien a publiquement remercié le premier ministre capverdien Ulisses Correia e Silva pour avoir facilité cette évacuation à la demande de l’organisation. Il a aussi salué l’Espagne, dont le gouvernement a accepté d’accueillir le navire aux Canaries après une demande directe adressée à Pedro Sanchez.

« Nous sommes confiants dans la capacité de l’Espagne à gérer ce risque », a assuré Tedros, tout en répétant que le risque pour la population des Canaries demeurait faible.

Le chef de l’OMS a insisté sur les mesures imposées à bord du MV Hondius. Tous les passagers ont été invités à rester dans leurs cabines, les espaces sont désinfectés régulièrement et toute personne développant des symptômes doit être immédiatement isolée. Une équipe composée d’un expert de l’OMS, de médecins néerlandais et d’un spécialiste européen accompagne désormais le navire jusqu’aux Canaries.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a également révélé que l’OMS avait alerté douze pays dont des ressortissants avaient quitté le navire lors d’une escale à Sainte-Hélène. L’organisation suit aussi les personnes ayant voyagé sur le vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg avec l’une des victimes.

Malgré la gravité des cas recensés, le directeur général de l’OMS a répété à plusieurs reprises que le risque sanitaire mondial restait « faible ». Il a néanmoins reconnu que d’autres cas pourraient apparaître dans les prochaines semaines, la période d’incubation du virus Andes pouvant atteindre six semaines.

L’enquête sur l’origine exacte de la contamination se poursuit. Tedros a expliqué que les deux premiers cas avaient voyagé en Argentine, au Chili et en Uruguay avant leur embarquement, notamment dans des zones fréquentées par des rongeurs porteurs du virus Andes. L’OMS travaille désormais avec les autorités argentines afin de retracer précisément leurs déplacements.

Enfin, le patron de l’organisation a tenu à adresser un message aux passagers et à l’équipage du MV Hondius, confrontés depuis plusieurs jours à une situation particulièrement anxiogène. Il a affirmé avoir échangé régulièrement avec le capitaine du navire, y compris jeudi matin. Selon lui, « le moral à bord s’est nettement amélioré depuis que le bateau a repris sa route ».

Sources :
Organisation mondiale de la santé – Déclaration du Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus du 7 mai 2026 – lien

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