Lors d’une conférence de presse organisée ce 7 mai 2026, des responsables de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont tenu à rassurer le public concernant les cas de hantavirus détectés à bord du navire MV Hondius. Face aux inquiétudes suscitées par cette situation, l’OMS insiste : il ne s’agit pas d’un nouveau Covid-19.
Au cours de l’intervention, Maria Van Kerkhove qui avait dirigé la réponse de l’OMS lors de la crise sanitaire a rappelé que le hantavirus identifié est très différent du SARS-CoV-2, le virus responsable de la pandémie de Covid-19.
« Ce n’est pas le début d’une pandémie »
Les responsables sanitaires ont voulu être particulièrement clairs afin d’éviter toute confusion avec les événements survenus en 2020.
« Ce n’est pas le SARS-CoV-2. Ce n’est pas le début d’une pandémie de Covid », a déclaré Van Kerhhove durant la conférence de presse.
L’organisation explique que le foyer épidémique observé se limite actuellement à un environnement confiné, celui d’un navire, avec cinq cas confirmés recensés jusqu’à présent.
L’OMS précise également que les hantavirus sont connus depuis longtemps par la communauté scientifique et qu’ils ne représentent pas une découverte récente. Contrairement au coronavirus responsable du Covid-19, leur mode de transmission est beaucoup plus limité.
Un virus très différent des კორონავირუს
Selon les experts de l’OMS, la majorité des hantavirus se transmettent principalement des rongeurs vers l’être humain, notamment via les excréments, la salive ou les déjections animales.
L’organisation rappelle que « la plupart des hantavirus ne se transmettent pas entre humains ».
Dans le cas présent, le virus identifié est le virus Andes, une souche particulière déjà connue pour avoir provoqué, dans certains cas rares, des transmissions interhumaines.
Cependant, les autorités sanitaires insistent sur le fait que cette transmission nécessite des contacts étroits et prolongés, loin du mode de propagation beaucoup plus rapide observé avec les coronavirus.
Des mesures de précaution mises en place à bord
L’OMS indique que les mesures appliquées sur le navire sont essentiellement préventives afin d’éviter toute propagation supplémentaire.
« Les actions mises en place à bord sont des mesures de précaution destinées à empêcher toute transmission », ont précisé les responsables de l’organisation.
Cette prise de parole vise également à lutter contre les rumeurs et les spéculations apparues sur les réseaux sociaux depuis l’annonce des premiers cas.
Face aux nombreuses interrogations du public, l’OMS qui travaille actuellement sur son accord pandémique affirme vouloir fournir « des informations précises et transparentes ».
L’OMS indique que d’autres cas d’hantavirus pourraient être signalés dans les semaines à venir.
L’agence onusienne membre du Forum économique mondial souligne que cette situation met en évidence l’importance des réglementations sanitaires internationales, tout en précisant que le risque global pour la population demeure faible.
