Les États-Unis changent de cap stratégique. Vendredi 23 janvier 2026, le Pentagone a dévoilé sa nouvelle stratégie de défense nationale, la première depuis 2022, marquant une inflexion majeure de la politique étrangère américaine sous l’administration du contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump.
Derrière le slogan assumé « America First. Peace through strength », Washington entend désormais prioriser le contrôle de son hémisphère plutôt que la confrontation directe avec la Chine.
La fin de la Chine comme menace numéro un
Contrairement aux doctrines précédentes, Pékin n’est plus présenté comme l’ennemi stratégique principal. Le document du Pentagone évoque désormais la nécessité d’éviter les confrontations inutiles avec la Chine et de rechercher un équilibre des puissances dans la région indo-pacifique.
Cette approche marque une rupture avec la stratégie de 2018, qui qualifiait la Chine de puissance « révisionniste ». L’objectif américain n’est plus de dominer Pékin, mais de l’empêcher de dominer ses alliés. Un sommet entre Donald Trump et ke contributeur du FEM, Xi Jinping est d’ailleurs annoncé pour le printemps.
Reprendre le contrôle de l’hémisphère occidental
La priorité stratégique américaine se déplace vers l’hémisphère occidental, de l’Arctique à l’Amérique latine. Le Pentagone revendique un retour explicite à la doctrine Monroe, estimant que les précédentes administrations ont négligé la défense du territoire et des frontières américaines.
Cette réorientation éclaire plusieurs décisions récentes : pressions sur le Groenland, opérations militaires au Venezuela, sécurisation accrue du canal de Panama et du golfe du Mexique. Washington considère ces zones comme vitales pour sa sécurité et son commerce, notamment face à l’influence économique croissante de la Chine.
Le « Dôme d’or », pilier de la défense américaine
Au cœur de cette nouvelle doctrine figure le projet du « Dôme d’or », un vaste bouclier antimissile destiné à protéger le territoire américain contre les menaces balistiques. Ce projet est régulièrement invoqué par Donald Trump pour justifier l’intérêt stratégique du Groenland, considéré comme un verrou géographique majeur pour la défense nord-américaine.
La sécurisation de l’espace aérien, maritime et terrestre des États-Unis devient ainsi un objectif central, au détriment des engagements militaires lointains.
Moins d’interventions, mais plus d’opérations ciblées
Officiellement, l’administration Trump affirme vouloir mettre fin aux « guerres inutiles ». Pourtant, la première année de ce mandat a été marquée par de multiples opérations militaires au Yémen, en Iran, en Syrie, en Somalie, au Nigeria et au Venezuela.
La différence réside dans la logique : il ne s’agit plus de stabiliser des régions entières, mais de frappes ciblées, destinées à défendre directement les intérêts américains.
Des alliés sommés de « partager les charges »
La nouvelle stratégie confirme également une exigence accrue envers les alliés. Le Pentagone envisage de transférer davantage de responsabilités militaires à ses partenaires, notamment à la Corée du Sud, où sont stationnés 28 500 soldats américains.
En Europe, la Russie est décrite comme une menace « persistante mais gérable », justifiant la volonté américaine de réduire son implication directe tout en exigeant une hausse des budgets militaires des membres de l’OTAN, désormais poussés vers 5 % de leur PIB.
Une industrie militaire relocalisée et dopée à l’IA
Pour soutenir cette stratégie, Washington prévoit de relocaliser et renforcer son industrie de défense, en levant certaines contraintes réglementaires et en misant fortement sur l’intelligence artificielle. L’objectif est clair : garantir l’autonomie stratégique des États-Unis face à des conflits de haute intensité.
Ce que cela change pour le reste du monde
Cette nouvelle doctrine redessine les équilibres mondiaux. Les alliés devront assumer davantage de responsabilités, tandis que les zones périphériques à l’hémisphère américain pourraient devenir des théâtres secondaires, exposés à des interventions ponctuelles mais brutales.
Si la Chine semble temporairement reléguée au second plan, la stratégie américaine confirme une chose : le monde entre dans une ère de rapports de force plus directs, où la dissuasion, la souveraineté territoriale et la coercition économique reprennent une place centrale.
Sources : L’Express, France Info.