Le président américain et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump envisagerait d’imposer un blocus maritime de Cuba, selon des informations révélées par Politico, citant trois sources proches du dossier. L’objectif affiché de cette mesure serait clair : accentuer la pression économique afin de provoquer un changement de régime à La Havane.
Selon ces sources, le blocus maritime viserait en priorité toutes les importations de pétrole à destination de Cuba. Une décision lourde de conséquences pour l’île, dont environ 60% des besoins énergétiques dépendent des importations.
Donald Trump avait déjà annoncé la semaine précédente que le pétrole vénézuélien ne serait plus expédié vers Cuba, privant le régime communiste d’une ressource vitale. Depuis cette décision, le Mexique est devenu le principal fournisseur de pétrole de Cuba, mais à un coût nettement plus élevé que celui pratiqué par Caracas, aggravant la pression économique sur La Havane.
Marco Rubio favorable à une ligne dure contre La Havane
Le projet de blocus bénéficierait du soutien du secrétaire d’État américain Marco Rubio, selon deux des trois sources citées par Politico. D’origine cubaine, Marco Rubio est connu pour sa ligne particulièrement intransigeante à l’égard des autorités cubaines et pour son opposition historique au régime en place.
Cette option s’inscrit dans une stratégie assumée de durcissement à l’encontre des régimes communistes du continent américain, déjà mise en œuvre ces derniers mois.
Un précédent avec le Venezuela
Donald Trump a déjà eu recours à ce type de levier géopolitique. À la fin de l’année dernière, les États-Unis avaient imposé un blocus au Venezuela afin d’accroître la pression sur le président Nicolás Maduro.
Début janvier, les autorités américaines ont annoncé l’arrestation et la détention de Nicolás Maduro. Selon Donald Trump, cette opération aurait conduit le gouvernement vénézuélien à coopérer désormais avec Washington, renforçant la conviction du président américain quant à l’efficacité de sa stratégie coercitive.
Un risque majeur pour la stabilité régionale et internationale
Un blocus maritime de Cuba constituerait une escalade majeure dans les relations entre Washington et La Havane. Une telle mesure pourrait provoquer une crise énergétique sévère, avec des conséquences directes sur la population cubaine, déjà confrontée à de fortes pénuries.
Sur le plan diplomatique, cette option risque également de raviver les tensions avec plusieurs pays d’Amérique latine et avec certains alliés européens, inquiets d’un retour à des méthodes de confrontation héritées de la guerre froide.
D’autant plus que le ministre russe de l’Intérieur, Vladimir Kolokoltsev, se serait rendu à La Havane le mardi 20 janvier.
Une stratégie assumée de pression maximale
Depuis son retour sur le devant de la scène internationale, Donald Trump multiplie les démonstrations de force, qu’il s’agisse de menaces commerciales, de sanctions ou de blocus. Le projet visant Cuba confirme une doctrine de pression maximale, assumée comme un outil central de la politique étrangère américaine.
Reste à savoir si cette stratégie aboutira à un changement politique à La Havane ou si elle contribuera, au contraire, à durcir davantage les lignes de fracture dans la région caraïbe.
Source : Politico, La Libre Be,