Lors d’une longue conférence de presse tenue ce samedi à Mar-a-Lago, le président américain et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump a revendiqué l’opération militaire américaine menée au Venezuela, ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro et de son épouse. Entre justification sécuritaire, démonstration de force militaire et ambitions économiques assumées, le président américain a annoncé que son pays allait diriger le Venezuela en attendant une transition, exposé une nouvelle doctrine d’intervention régionale, tout en adressant des avertissements explicites à Cuba et aux adversaires des États-Unis.
Le samedi 3 janvier 2026, à l’aube, les États-Unis ont déclenché une opération militaire d’une ampleur inédite au Venezuela. Baptisée Operation Absolute Resolve, cette action commando a abouti à la capture du président contesté Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, transférés vers les États-Unis pour y être jugés pour narcoterrorisme. Quelques heures plus tard, Donald Trump s’est exprimé depuis Mar-a-Lago, en Floride, lors d’une conférence de presse de près d’une heure, au cours de laquelle il a revendiqué sans détour la responsabilité et la portée de l’opération.
Dès les premières minutes, le président américain a insisté sur le caractère exceptionnel de l’intervention. Selon lui, « aucun autre pays n’aurait pu mener une telle opération ». Trump a décrit une mobilisation massive de moyens militaires, navals et aériens, appuyée par les services de renseignement et la CIA, permettant une extraction nocturne d’une précision extrême. Il a souligné qu’aucun soldat américain n’avait été blessé et qu’aucun matériel n’avait été perdu, présentant l’opération comme un modèle d’efficacité militaire.
La justification centrale avancée repose sur la lutte contre le narcotrafic. Trump a accusé Nicolás Maduro d’avoir dirigé des cartels de drogue, notamment le cartel de Los Soles, responsables selon lui de la mort de centaines de milliers de citoyens américains. Il a affirmé que 97 % de la drogue entrant aux États-Unis par voie maritime provenait du Venezuela, décrivant l’ancien chef de l’État comme un « baron de la drogue » ayant mené une campagne criminelle contre la sécurité américaine. Maduro, a-t-il précisé, sera jugé sur le sol américain, probablement à New York ou en Floride.
Au-delà de l’arrestation, Donald Trump a exposé une vision beaucoup plus large de l’avenir du Venezuela. Il a annoncé que les États-Unis resteraient présents sur place pour superviser une transition politique qu’il juge nécessaire afin d’éviter toute reprise du pouvoir par des forces hostiles. Washington, a-t-il expliqué, ne peut « prendre le risque que quelqu’un s’empare du Venezuela et détruise ce qui vient d’être accompli ». Une administration de transition soutenue par les États-Unis est donc assumée, sans calendrier précis.
Le volet économique occupe une place centrale dans ce discours. Trump a confirmé que de grandes compagnies pétrolières américaines allaient investir massivement pour réparer et moderniser les infrastructures pétrolières vénézuéliennes, qu’il décrit comme vétustes et dangereuses. Selon lui, ces investissements permettront non seulement de relancer l’économie du pays, mais aussi de sécuriser les ressources énergétiques stratégiques des États-Unis. Il a dénoncé la confiscation passée d’actifs américains par le régime vénézuélien, qualifiant ces expropriations de précédent inacceptable dans l’histoire des relations bilatérales.
Sur le plan géopolitique, Donald Trump a officiellement acté le retour de la doctrine Monroe, qu’il a rebaptisée « Donroe Doctrine ». Cette référence assumée à la politique d’influence historique des États-Unis en Amérique latine s’inscrit clairement dans une stratégie de confrontation avec la Chine, la Russie et l’Iran, dont il a reconnu les intérêts au Venezuela. Le message est sans ambiguïté : l’hémisphère occidental doit rester sous influence américaine, et toute tentative de contestation sera désormais traitée comme une menace directe à la sécurité nationale.
Les aspects militaires de l’opération ont ensuite été détaillés par le général Reza Kane, qui a confirmé des mois de préparation, de surveillance et de coordination interarmées. Des centaines d’avions, de navires et d’hélicoptères ont été mobilisés pour garantir l’effet de surprise et minimiser les risques pour les civils. L’intervention s’est conclue en moins de deux heures par l’exfiltration de Maduro vers le navire américain USS Iwo Jima.
Marco Rubio, secrétaire d’État, a ensuite pris la parole pour élargir le message politique de l’opération. Il a rappelé que Maduro était inculpé par la justice américaine depuis 2020 et qu’il n’était plus reconnu comme président légitime par de nombreux pays, dont ceux de l’Union européenne. Rubio a insisté sur le fait que Maduro avait eu « de nombreuses opportunités » d’éviter cette issue, mais qu’il était resté intransigeant, une assertion qui peut-être qualifiée de mensongère alors que le président Vénézuelien a proposé de nombreux arrangements lui permettant de quitter le pays dans ces dernièrs jours.
Les propos les plus lourds de sens ont concerné Cuba. Marco Rubio et Donald Trump ont tous deux laissé entendre que La Havane pourrait être la prochaine cible de pressions accrues. « Si je vivais à La Havane et que je faisais partie du gouvernement, je serais inquiet », a lancé Rubio, tandis que Trump décrivait Cuba comme un État en échec, dont les citoyens souffrent depuis des décennies.
En conclusion, Donald Trump a résumé sa position par une formule destinée à marquer les esprits : « Ce qui est arrivé à Maduro peut arriver à d’autres ». Un avertissement clair adressé aux régimes perçus comme hostiles aux intérêts américains. S’il promet paix, sécurité et prospérité au peuple vénézuélien, ce coup de force soulève déjà de profondes interrogations sur le respect du droit international, la durée de la présence américaine au Venezuela et les conséquences régionales d’un retour assumé à une politique d’intervention directe.