Dans une vidéo virale sur Instagram, un homme se présentant comme sargento mayor de segunda des forces armées bolivariennes, souligne que les américains ont pu atteindre Fuerte Tiuna avec 11 hélicoptères sans être détectés par les radars. Son témoignage, livré en pleine rue après avoir fui l’assaut, semble renforcer l’hypothèse d’un soutien interne au Vénézuela.
Dans cette vidéo reprises par plusieurs médias latino-américains, le sergent raconte l’opération surprise américaine, marquée par des explosions et des tirs à proximité de zones civiles et stratégiques de la capitale. Mais ce sont surtout ses interrogations qui font débat :
« C’étaient 11 hélicoptères. Comment ils sont arrivés ici sans que personne ne les détecte ? C’est suspect. Ici, on ne sait pas qui est qui. »
Une faille ou une complicité ?
Ce propos met en cause l’efficacité du système de défense aérienne censé protéger Fuerte Tiuna, l’un des sites militaires les plus sensibles du pays. Le silence des radars et l’absence d’interception ont nourri deux hypothèses dans l’opinion : une faille technique majeure, ou une complicité interne dans les rangs de l’armée.
Pour une partie des Vénézuéliens, la facilité apparente avec laquelle les hélicoptères ont pu manœuvrer jusqu’au cœur militaire de Caracas ne peut s’expliquer sans aide intérieure – active ou passive.
Reste une question, à qui profiterait une telle trahison si elle est avérée ? Peut-être à la vice-présidente, Delcy Rodríguez qui serait dans les petits papiers de Trump qui a été jusqu’à écarter la prix Nobel de la paix, María Corina Machado, pourtant soutenu par les Etats-Unis. La CIA a d’ailleurs confirmé à Reuters avoir bénéficié du soutien d’une taupe.