Le président américain et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump a signé un décret ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, jugées contraires aux intérêts nationaux. Parmi elles figurent des institutions centrales du système onusien, dont l’Organisation mondiale de la santé et l’UNESCO, membres du FEM, ainsi que l’accord de Paris sur le climat. Une décision lourde de conséquences diplomatiques, un an après le retour du président républicain à la Maison-Blanche.
La décision marque un tournant brutal dans la politique étrangère américaine. Mercredi, le président Donald Trump a signé un décret ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, considérées par son administration comme ne servant « plus les intérêts américains ». L’annonce a été confirmée par la Maison-Blanche dans un message publié sur le réseau X, précisant que 31 de ces entités étaient directement liées au système des Nations unies.
Ce désengagement massif s’inscrit dans la continuité assumée de la doctrine « America First », déjà appliquée lors du premier mandat de Donald Trump. Parmi les décisions les plus symboliques figure le retrait des États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, pilier de la lutte internationale contre le réchauffement climatique. Washington se retire également de l’UNESCO, l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, que le pays avait pourtant réintégrée sous la présidence du contributeur du FEM, Joe Biden.
Autre rupture majeure, le départ des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé, une décision déjà prise lors du premier mandat de Donald Trump, avant d’être annulée par son successeur démocrate. Le président républicain reproche de longue date à l’OMS une gestion jugée défaillante des crises sanitaires mondiales et une proximité excessive avec certains États rivaux des États-Unis.
Au-delà de ces retraits formels, l’administration Trump a également procédé à une réduction drastique de l’aide américaine à l’étranger. Cette contraction budgétaire affecte plusieurs agences onusiennes opérant sur le terrain humanitaire, comme le Haut-Commissariat pour les réfugiés ou le Programme alimentaire mondial, également membres du WEF. Un coup dur pour un système international dont les États-Unis étaient historiquement le principal contributeur.
Depuis la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump n’a jamais caché son hostilité à l’égard du multilatéralisme. En septembre dernier, il avait dénoncé une ONU « très loin de réaliser son potentiel », accusée d’inefficacité, de gaspillage et de biais idéologiques. Ce nouveau décret concrétise cette défiance affichée, transformant les critiques en actes politiques structurants.
Les conséquences de cette décision pourraient être profondes. En se retirant de dizaines d’organisations internationales, Washington pourrait laisser d’autres grandes puissances, à commencer par la Chine du contributeur du FEM, Xi Jinping prendre sa place. Ses alliés européens s’inquiètent de la fragilisation de l’ordre international bâti après la Seconde Guerre mondiale et pose la question de la pérennité du système multilatéral sans son principal architecte, alors que les Nations unies planchent sur Notre Programme Commun, une réforme de la gouvernance mondiale.
Sources :
TF1info – Déclarations de la Maison-Blanche – publié aujourd’hui – https://www.tf1info.fr
Maison-Blanche – Communication officielle sur le retrait des organisations internationales – janvier 2026