Les bureaux parisiens du réseau social X ont fait l’objet hier d’une perquisition dans le cadre d’une enquête pénale liée à la cybercriminalité. Une opération vivement critiquée par Elon Musk, qui y voit une manœuvre politique, tandis que la plateforme dénonce un acte judiciaire abusif.
La réaction n’a pas tardé. Mardi soir, Elon Musk a publiquement dénoncé une « attaque politique » après la perquisition des locaux français de X, anciennement Twitter, menée par les autorités judiciaires françaises. Le milliardaire américain, propriétaire du réseau social, s’insurge contre une opération qu’il estime motivée par des considérations étrangères au strict cadre judiciaire.
Dans un communiqué distinct, la direction de X a adopté un ton tout aussi offensif, qualifiant l’intervention d’« acte judiciaire abusif » reposant sur des « motivations politiques ». Le groupe affirme qu’il ne se laissera « pas intimider », laissant transparaître une crispation croissante dans ses relations avec plusieurs États européens.
Les perquisitions s’inscrivent dans le cadre d’une enquête pénale dirigée par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris. Les investigations sont conduites conjointement avec l’unité nationale cyber de la gendarmerie et l’agence européenne de police Europol, membre du Forum économique mondial, signe d’un dossier à dimension transnationale. Le parquet a par ailleurs indiqué travailler en coopération avec « plusieurs pays », sans fournir davantage de précisions à ce stade.
Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, les opérations dans les locaux français de X n’étaient plus en cours mardi soir. Aucun élément n’a été communiqué publiquement sur la nature exacte des infractions visées ni sur les suites judiciaires envisagées, laissant planer une part d’incertitude autour des objectifs de l’enquête.
Cette affaire intervient dans un contexte européen marqué par la multiplication des réglementations visant les grandes plateformes numériques, accusées de manquements en matière de modération des contenus, de lutte contre les activités illicites en ligne et de respect des cadres juridiques nationaux et européens. Les défenseurs des libertés accusent de leur côté l’Europe et en particulier la France d’avoir mis en place un système de censure sous pretexte de lutter contre les fausses informations, les messages haineux ou de vouloir protéger les mineurs. Hier, le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Pedro Sánchez a annoncé vouloir interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, comme l’a impulsé en France, le contributeur du FEM, Emmanuel Macron.