Le débat sur les ovnis et les extraterrestres s’invite à nouveau au sommet de la vie politique américaine. Le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump a annoncé vouloir publier des documents classifiés, quelques jours après des déclarations fracassantes de Barack Obama affirmant l’existence d’extraterrestres. Une séquence qui ravive un sujet profondément ancré dans l’imaginaire collectif des États-Unis.
Le sujet ne cesse de fasciner l’opinion américaine, oscillant entre croyance populaire, suspicion politique et enjeux de sécurité nationale. Dans la nuit du vendredi 20 février, Donald Trump a annoncé son intention d’ordonner la publication de documents relatifs aux ovnis et aux extraterrestres, relançant un débat qui semblait cantonné aux marges mais qui, une fois encore, s’impose au cœur de l’actualité.
Quelques jours plus tôt, l’ancien président avait accusé Barack Obama d’avoir divulgué des informations classifiées. Le 14 février, dans un podcast, ce dernier avait affirmé que « les extraterrestres existent », déclenchant un emballement médiatique immédiat. Les réseaux sociaux se sont embrasés, les plateaux télé se sont multipliés et la question, loin d’être anecdotique, a repris une dimension politique inattendue.
Les chiffres traduisent l’ampleur du phénomène. Selon les données relayées, 56 % des Américains croient à l’existence des extraterrestres et 47 % estiment qu’ils ont déjà visité la Terre. Plus révélateur encore, 73 % des citoyens pensent que si le gouvernement détenait des preuves tangibles, il choisirait de ne pas les rendre publiques. Une défiance ancienne, héritée des décennies de secret entourant les programmes militaires et les observations d’objets volants non identifiés.
En décembre 2024, d’étranges phénomènes aériens avaient déjà suscité l’émoi dans l’État du New Jersey, alimentant spéculations et interrogations. Ces épisodes s’inscrivent dans une histoire plus vaste, où la frontière entre mythe populaire et question stratégique demeure poreuse. Car aux États-Unis, l’intérêt pour les ovnis ne relève pas uniquement d’une quête d’altérité cosmique.
En 2023, le Pentagone a d’ailleurs ouvert une nouvelle unité spécialisée dans le signalement des objets volants non identifiés. Les autorités américaines avaient alors tenu à préciser qu’aucune « preuve crédible d’activité extraterrestre, de technologie venue de l’extérieur dans notre monde ou d’objets défiant les lois de la physique » n’avait été trouvée. Le discours officiel privilégie la prudence scientifique, tout en reconnaissant la nécessité d’examiner chaque signalement.
Comme au temps de la Guerre froide, la question des ovnis touche aussi aux enjeux d’espionnage et de supériorité technologique. Derrière certaines observations pourraient se dissimuler des dispositifs expérimentaux ou des opérations attribuables à des puissances concurrentes, notamment la Chine ou la Russie.
Dans un contexte de révélations liées au Epstein Files, les révélations sur les OVNI pourraient également être l’occasion pour Trump d’allumer un contre-feu, d’autant que comme ces documents le révèlent, le scandale concerne autant les Républicains que les Démocrates.
À moins, que nous n’assistions à la concrétisation du « Projet Blue Beam », également connu sous le nom de « Projet de l’Éclair Divin », une théorie considérée comme complotiste, élaborée par le journaliste canadien Serge Monast en 1994, suggérant que des forces gouvernementales et des agences comme la NASA, conspireraient pour simuler des événements religieux et ufologiques à l’échelle mondiale dans le but de susciter une hystérie collective et d’imposer un Nouvel Ordre Mondial.
Sources :
TF1, La Dépêche