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Emmanuel Macron. Image : Capture d'écran BFMTV

Emmanuel Macron à Giorgia Meloni : « Qu’elle s’occupe de ses affaires, et les moutons seront bien gardés »

En déplacement à New Delhi, le président français et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Emmanuel Macron a vivement réagi hier aux propos de la Première ministre italienne Giorgia Meloni sur la mort de Quentin Deranque à Lyon. Le chef de l’État a exhorté la dirigeante italienne à « s’occuper de ses affaires », allant jusqu’à lancer que « les moutons seront bien gardés ». Une formule cinglante qui a immédiatement provoqué une réaction officielle de Rome.

La tension diplomatique est montée d’un cran. Interrogé le 19 février à New Delhi sur la mort de Quentin Deranque, agressé mortellement à Lyon le 12 février dernier, Emmanuel Macron a répondu aux déclarations de Giorgia Meloni.

Le président français a d’abord appelé les partis « extrêmes » à faire « le ménage » dans leurs rangs, avant de viser explicitement la cheffe du gouvernement italien. « Je suis toujours frappé de voir que des gens qui sont nationalistes, qui ne veulent pas qu’on les embête chez eux, sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres », a-t-il déclaré devant la presse internationale.

Puis est venue la formule qui marque les esprits. « Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés », a-t-il lancé, invitant en creux Giorgia Meloni à s’abstenir de commenter l’actualité politique française.

https://twitter.com/repubblica/status/2024504842991915482

La déclaration du chef de l’État intervient après un message publié sur X par la Première ministre italienne passé par le programme young leader des Instituts Aspen dirigés par le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Daniel R. Porterfield. Celle-ci dénonçait la mort « d’un garçon d’à peine 20 ans, attaqué par des groupes liés à l’extrémisme de gauche », qualifiant l’événement de « blessure pour l’Europe entière ». À Paris, ces propos ont été perçus comme une prise de position publique dans un débat intérieur particulièrement sensible.

Suite aux propos de Macron, la riposte italienne n’a pas tardé. Le cabinet de Giorgia Meloni a indiqué avoir accueilli les propos d’Emmanuel Macron « avec stupéfaction », précisant que le message initial visait à exprimer « un signe de solidarité avec le peuple français » et n’avait « aucune incidence sur les affaires intérieures de la France ».

Le ministre des Affaires étrangères, et contributeur de l’agenda 2030 du FEM, Antonio Tajani, a affirmé sur X que « le meurtre d’un jeune militant est un fait grave qui nous concerne tous et que nous condamnons sans hésitation ». « L’Italie a connu bien d’autres Quentin, certains durant les périodes les plus sombres de la République. »

https://twitter.com/Antonio_Tajani/status/2024479165567696991

Sur le plan judiciaire, l’enquête se poursuit à Lyon. Onze suspects ont été placés en garde à vue, dont la plupart seraient liés à des mouvances d’ultragauche. Mais au-delà du dossier pénal, l’affaire prend désormais une dimension diplomatique, révélant les lignes de fracture idéologiques au sein de l’Union européenne et la sensibilité extrême des débats autour des violences politiques.

Sources :

La Dépêche du Midi – 20 février 2026 – https://www.ladepeche.fr/

AFP – Photo et éléments d’agence – https://www.afp.com/

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