Selon une estimation relayée dimanche soir, le maire sortant Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas se retrouvent pratiquement à égalité du premier tour des muncipales, autour de 37,5 % des voix chacun. Certains sondages donnent même l’écologiste en tête contredisant les prévisions qui donnaient l’ancien président de l’OL favori.
La soirée électorale lyonnaise s’ouvre sur une photographie politique aussi nette qu’incertaine. D’après une estimation Ifop relayée par LCI et Entrevue ce dimanche 15 mars, Grégory Doucet, maire écologiste sortant, et Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique lyonnais, sont donnés au coude à coude au premier tour, chacun autour de 37,5 % des suffrages. Dans une ville où la campagne avait d’abord semblé tourner à l’avantage de l’ex-patron de l’OL, ce niveau atteint par l’édile sortant change sensiblement la lecture du scrutin. Un sondage Ipsos BVA pour France télévision, Radio France, Public Sénat et LCP place même Grégory Doucet en première position, à 37,3%, alors qu’Aulas atteindrait 35,4%.
Ces résultats traduisentt d’abord la capacité de Grégory Doucet à refaire une partie de son retard dans la dernière ligne droite. Plusieurs enquêtes publiées avant le vote décrivaient en effet une dynamique plus favorable à Jean-Michel Aulas, parfois largement en tête au premier tour. Mais, à mesure que l’échéance approchait, l’écart s’est réduit, au point de faire émerger l’hypothèse d’un affrontement beaucoup plus serré que prévu.
Surtout, l’ancien président de l’OL a mené une mauvaise campagne. Dés le début, il a multiplié les fake news et confondu les compétences de la Métropole et de la Ville. Pire, il a ensuite refuser de débattre et lorsqu’il l’a fait il est apparu complètement hors sujet.
Cette remontée de Grégory Doucet n’a pas échappé à son camp. Marine Tondelier, figure nationale des Écologistes, a salué dimanche soir une forme de « remontada », expression qui résume le sentiment d’un rapport de forces rééquilibré après des semaines compliquées pour le maire sortant.
Autre bonne nouvelle à gauche, l’Insoumise Anaïs Belouassa Cherifi arrive en troisième position avec plus de 10%. Grégory Doucet pourrait bénéficier d’un important déport de voix.
Dans le camp de Jean-Michel Aulas, ses soutiens faisaient grise mine ce dimanche soir. Ces derniers jours encore, plusieurs sondages le plaçaient en tête, parfois à un niveau supérieur à 40 % des intentions de vote au premier tour, même si ces dits sondages avaient été dénoncé par les écologistes.
À ce stade, cette estimation ne vaut pas proclamation définitive, mais elle installe une évidence : le second tour, prévu le 22 mars 2026, s’annonce particulièrement ouvert si cette tendance se confirme. Dans une municipalité stratégique, le duel Doucet-Aulas prend déjà des allures de test politique grandeur nature, entre validation d’un mandat écologiste et pari d’alternance porté par une figure lyonnaise se présentant comme transpartisan mais soutenu par la droite et la macronie.
Sources :
Entrevue – 15 mars 2026, « Municipales Lyon : Grégory Doucet (EELV) et Jean-Michel Aulas au coude à coude » –
Le Parisien avec AFP – 13 mars 2026, « Municipales 2026 à Lyon : l’avance de Jean-Michel Aulas sur Grégory Doucet a fondu, selon un dernier sondage » –
Public Sénat – 12 mars 2026, « Municipales à Lyon : l’écart se resserre entre Jean-Michel Aulas et le maire sortant Grégory Doucet, selon un nouveau sondage » –
Le Monde – 13 mars 2026, « Races to watch in France’s 2026 municipal elections »
Tribune de Lyon