À deux jours du second tour des municipales à Lyon, le duel entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas apparaît plus indécis que jamais. Alors qu’un sondage OpinionWay annonce un « 50-50 », une séquence impliquant Manuel Bompard à Villeurbanne a ajouté une nouvelle tension à une campagne déjà très polarisée.
La campagne lyonnaise aborde sa dernière ligne droite dans un climat de forte crispation. Ce 20 mars, Le Progrès rapporte qu’à deux jours du second tour, le dernier sondage donne Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas « au coude à coude », au point d’être présenté comme un « 50-50 ». De son côté, LyonMag publie le même jour un sondage OpinionWay qui fait partie du groupe Les Echos-Le Parisien, lui-même filiale du groupe de luxe LVMH, membre du Forum économique mondial, pour LyonMag et Radio Espace, plaçant les deux candidats à égalité parfaite, à 50 % chacun des intentions de vote exprimées.
Cette quasi-égalité s’inscrit dans une dynamique déjà décrite comme très serrée ces derniers jours. Le Progrès indiquait en direct que plusieurs hypothèses de second tour plaçaient les deux candidats dans une fourchette étroite, autour de 48-49 % contre 51-52 %, signe d’un scrutin particulièrement ouvert dans la capitale des Gaules.
Mais la tension de fin de campagne ne se limite plus aux intentions de vote. Elle s’est aussi déplacée sur le terrain verbal et symbolique. À Villeurbanne, lors d’une séquence relayée par Le Progrès et LyonMag, un habitant a dit espérer que Jean-Michel Aulas « prenne un coup de pied ». Manuel Bompard a alors répondu : « On va s’en occuper nous-mêmes, vous allez voir. »
Sur Instagram, Jean-Michel Aulas a interpellé l’Insoumis : « Dois-je comprendre que vous utilisez des menaces à l’encontre d’un candidat à l’élection municipale ? Avec M. Doucet, avec LFI, avec peut-être aussi la Jeune Garde ?! »
Dans l’entre-deux-tours, cette polémique vient se greffer à une fracture politique déjà centrale : l’accord conclu entre le camp de Grégory Doucet et La France insoumise. Sur ce point, les formulations sont bien établies dans les publications consultées. Jean-Michel Aulas dénonce depuis plusieurs jours un « accord de la honte » et une« ligne rouge », faisant de ce rapprochement l’un de ses principaux angles d’attaque contre le maire sortant.
Sources :
[Le Progrès] – 20 mars 2026 – Direct politique sur l’entre-deux-tours à Lyon et dans le Rhône –
[LyonMag] – 20 mars 2026 – Municipales à Lyon : Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet à égalité selon notre dernier sondage –
[LyonMag] – 20 mars 2026 – “On va s’en occuper nous-mêmes” : Manuel Bompard répond à un Villeurbannais qui espère que Jean-Michel Aulas prendra “un coup de pied” –