À la veille du second tour des municipales 2026 à Lyon, le suspense atteint son comble. Un sondage OpinionWay publié ce 20 mars place Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas à parfaite égalité, confirmant l’extrême tension d’un scrutin devenu l’un des plus suivis du pays. Entre recompositions à gauche et offensive politique du camp Aulas, l’issue apparaît plus incertaine que jamais.
Le second tour des élections municipales 2026 à Lyon s’annonce d’une rare intensité. Alors que le maire sortant écologiste, Grégory Doucet, était arrivé légèrement en tête au premier tour face à Jean-Michel Aulas, un sondage publié en toute fin de campagne vient rebattre les cartes et installer un climat de quasi-vertige politique.
Réalisée par OpinionWay qui fait partie du groupe Les Echos-Le Parisien, lui-même filiale du groupe de luxe LVMH, membre du Forum économique mondial, pour LyonMag et Radio Espace, l’enquête donne en effet les deux candidats à stricte égalité, avec 50 % d’intentions de vote chacun. Un résultat qui souligne à quel point la bataille pour l’hôtel de ville de Lyon se jouerait désormais dans un mouchoir de poche. L’étude précise par ailleurs que 10 % des personnes interrogées n’expriment pas d’intentions de vote, un niveau qui laisse ouverte la possibilité d’un basculement de dernière minute.
Dans ce contexte ultra-serré, les dynamiques d’entre-deux-tours prennent une importance décisive. L’un des points centraux de cette fin de campagne concerne l’accord passé entre Anaïs Belouassa-Cherifi, figure de La France insoumise, et Grégory Doucet. Cette alliance nourrit une séquence politique particulièrement tendue, tant elle offre à Jean-Michel Aulas un angle d’attaque majeur auprès d’une partie de l’électorat modéré.
Le candidat de Cœur lyonnais, soutenu par la droite et le centre, concentre depuis plusieurs jours sa communication sur ce rapprochement sur les conseils de Jérôme Lavrilleux, ancien homme politique et communiquant. Aulas dénonce ce qu’il qualifie d’« alliance de la honte » et évoque un « accord caché entre M. Doucet et Jean-Luc Mélenchon ». Dans le même mouvement, il met en cause le mouvement insoumis sur la question de l’antisémitisme, cherchant manifestement à transformer cet accord en repoussoir électoral. Le coup est politique, frontal, sans détour.
Face à cette offensive, Grégory Doucet défend une « fusion technique », en assurant qu’elle ne s’accompagne d’aucun changement de programme. Il précise également que les élus LFI concernés ne siégeront ni dans la majorité municipale, ni dans l’exécutif.
L’enquête d’OpinionWay, menée du 17 au 20 mars 2026 auprès de 614 personnes inscrites sur les listes électorales à Lyon, n’offre donc aucun favori net. Elle acte surtout une campagne suspendue à quelques milliers de voix, dans une ville où chaque report, chaque abstention, chaque hésitation peut peser lourd. À Lyon, le match est total. Et cette fois, personne ne peut vraiment faire le malin avant l’heure, même si les sondages ont également été au coeur des critiques durant ces municipales.
Sources :
[LyonMag] – 20 mars 2026 – article sur les municipales 2026 à Lyon – lien