Après l’interpellation de Jacques-Elie Favrot dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, le député LFI Raphaël Arnault a annoncé sur X la fin des fonctions parlementaires de son collaborateur. L’élu affirme que les démarches administratives avaient été engagées avant même l’annonce de son arrestation.
Le député Raphaël Arnault a réagi publiquement, mardi soir, à l’interpellation de son collaborateur parlementaire Jacques-Elie Favrot dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque à Lyon. Dans un message publié sur le réseau social X, l’élu a indiqué que son assistant avait « cessé toutes ses activités parlementaires ».
« Comme indiqué par un communiqué de son avocat, mon collaborateur Jacques-Elie Favrot a cessé toutes ses activités parlementaires », écrit le député. Il précise que les démarches administratives auprès des services de l’Assemblée nationale pour mettre fin au contrat avaient été engagées dès la veille, « avant d’apprendre son interpellation ce soir ».
Cette prise de position intervient quelques heures après l’annonce des premières interpellations dans l’enquête ouverte pour homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs. Jacques-Elie Favrot figure parmi les personnes arrêtées par les policiers lyonnais, selon les informations communiquées par le parquet.
En affirmant avoir anticipé la rupture du contrat avant l’interpellation, Raphaël Arnault cherche visiblement à marquer une séparation claire entre son activité parlementaire et les faits reprochés à son collaborateur. « À l’enquête désormais de déterminer les responsabilités », conclut-il dans son message.
L’affaire revêt une dimension politique sensible. Jacques-Elie Favrot est un ancien membre de la Jeune garde, un mouvement d’ultra-gauche dissous en 2025. Son arrestation, dans le contexte d’un homicide impliquant des militants issus de milieux radicaux, place La France insoumise sous une pression accrue, alors que les débats sur la violence politique et les responsabilités partisanes se multiplient à l’Assemblée nationale.
Pour l’heure, la justice poursuit ses investigations afin d’établir les faits précis et les responsabilités individuelles dans le lynchage de Quentin Deranque, décédé des suites de ses blessures. Les gardes à vue en cours doivent permettre d’éclairer la chronologie des événements et l’implication exacte des personnes interpellées.