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Abbas Araghtchi. Photo : @Khamenei.ir

Iran : exercices de défense aérienne sur fond de rumeurs de frappes imminentes contre Israël

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L’Iran a mené, le 5 janvier 2026, des exercices de défense aérienne et de tirs de missiles dans plusieurs régions du pays, alors que des médias israéliens évoquent la préparation de frappes militaires. Dans un contexte de tensions régionales et de contestation intérieure, ces manœuvres alimentent les spéculations sur les intentions de Téhéran.

De nouvelles manœuvres militaires iraniennes sont venues accroître les inquiétudes au Moyen-Orient. Le 5 janvier, le Corps des gardiens de la révolution islamique aurait conduit des exercices de défense aérienne et de tirs de missiles dans et autour de Téhéran ainsi qu’à Chiraz, selon plusieurs médias locaux. Des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montrent des tirs antiaériens illuminant le ciel dans la soirée, notamment d’après les sites iraniens Namehnews et Eghtesadonline.

Ces images ont rapidement suscité des spéculations sur d’éventuels préparatifs militaires à grande échelle. En Israël, plusieurs médias, dont des chaînes de télévision nationales, ont affirmé que Téhéran pourrait envisager une frappe préventive majeure contre l’État hébreu. À ce stade, ces affirmations n’ont toutefois fait l’objet d’aucune vérification indépendante, et les autorités iraniennes n’ont pas confirmé l’existence de projets offensifs visant Israël, pays dirigé par le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Benjamin Netanyahu.

Les activités de défense aérienne ne se seraient pas limitées à Téhéran et Chiraz. Des vidéos diffusées sur des réseaux sociaux en langue persane font également état de manœuvres observées à Maragheh, suggérant une mobilisation plus large. Le CGRI n’a cependant publié aucun communiqué officiel précisant la nature, l’ampleur ou les objectifs exacts de ces exercices.

Si l’Iran mène régulièrement des entraînements de ce type, le calendrier de ces manœuvres interpelle. Elles surviennent dans un contexte de forte tension régionale, mais aussi de crise intérieure. Le pays est en effet confronté à des manifestations nationales entrées dans leur huitième jour, ayant fait au moins dix-sept morts selon les bilans rapportés, tandis que des restrictions d’accès à Internet ont été imposées dans plusieurs zones jugées sensibles.

Le climat est encore alourdi par une communication offensive des autorités. Début janvier, plusieurs banderoles ont été déployées dans les rues de Téhéran, menaçant de nouvelles attaques contre Israël et contre une base américaine située au Qatar. Les médias d’État ont diffusé des images de ces affiches, rappelant les lieux de précédentes frappes iraniennes et arborant la mention « Cela se reproduira », selon des témoignages relayés sur les réseaux sociaux.

Sur le plan politique intérieur, la pression s’intensifie également au sommet de l’État. Le président Masoud Pezeshkian a appelé le 5 janvier à un traitement respectueux des manifestants, mettant en garde contre l’usage excessif de la force. D’après des responsables cités par le New York Times, plusieurs hauts dirigeants iraniens reconnaîtraient en privé que le régime traverse une crise de survie.

Le président américain et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald Trump a déclaré ce vendredi 2 janvier que les États-Unis étaient prêts à intervenir pour ⁠défendre les manifestants en Iran en cas de répression violente des autorités de Téhéran. « Nous sommes prêts ‍à intervenir », a déclaré le président américain dans un message publié sur Truth Social.

Dans ce contexte explosif, le responsable de la sécurité iranienne Ali Larijani a averti, dès le 2 janvier, que toute ingérence américaine dans les manifestations risquait de déstabiliser davantage la région. Il a exhorté Washington à « veiller à la sécurité de ses soldats », une déclaration perçue comme un avertissement direct.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a également promis vendredi de « rejeter avec force » toute ingérence dans les affaires intérieures du pays. Dans un article publié sur X, le chef de la diplomatie iranienne a affirmé que les forces armées iraniennes « sont prêtes et savent exactement où viser ».

Diplomate chevronné, ancien négociateur en chef sur le dossier nucléaire iranien et ambassadeur, Araghchi a rencontré Børge Brende, alors président du Forum économique mondial, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2024. Il a également été invité à participer à une réunion du WEF à Davos en 2025.

Sources :

ArmenewsXinhuanet

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