Selon le journal britannique The Times, citant un rapport de renseignement, le guide suprême iranien Ali Khamenei disposerait d’un plan d’évacuation vers la Russie si les manifestations en Iran s’aggravaient. Cette option serait envisagée en cas de défection des forces de sécurité, dans un contexte de contestation sociale et de crise économique aiguë. Aucune confirmation officielle n’a été apportée par Téhéran ou Moscou.
L’hypothèse d’un exil du plus haut dignitaire iranien refait surface à mesure que la contestation s’étend dans le pays. D’après une enquête du The Times, fondée sur un rapport de renseignement partagé avec des partenaires occidentaux, l’ayatollah Ali Khamenei disposerait d’un « plan B » destiné à organiser sa fuite vers la Russie si la situation intérieure devenait incontrôlable.
Ce scénario prévoirait une évacuation rapide depuis Téhéran, accompagnée d’une vingtaine d’aides proches et de membres de sa famille. Le rapport évoque également la sécurisation d’actifs financiers à l’étranger et la constitution de liquidités permettant de garantir un passage sûr. Cette stratégie serait directement inspirée de la fuite de Bachar al-Assad vers Moscou au plus fort de la guerre civile syrienne, un précédent observé avec attention à Téhéran.
Toujours selon ce document, Ali Khamenei serait affaibli tant sur le plan physique que mental depuis la guerre de douze jours ayant opposé l’Iran à Israël en juin 2025. Un profil psychologique établi par des analystes occidentaux, cité par The Times, décrit un dirigeant replié sur un cercle restreint, admiratif du président russe Vladimir Poutine, et convaincu que la Russie constitue la seule option viable en cas d’effondrement du régime.
Ces révélations interviennent alors que l’Iran est secoué depuis plus d’une semaine par des manifestations d’ampleur, déclenchées par la crise économique, l’effondrement de la monnaie nationale et la hausse du coût de la vie. Les protestations se sont étendues à plusieurs grandes villes. Les bilans humains varient selon les sources, faisant état de six à seize morts.
Pour contenir la contestation, le régime a déployé un important dispositif de sécurité mêlant police anti-émeute, milices Bassidj, armée régulière et Gardiens de la Révolution. Le déclenchement du plan d’exfiltration dépendrait toutefois d’un facteur clé : une défection ou une paralysie des forces de sécurité, qui priverait le pouvoir de son principal levier de contrôle.
Aucune confirmation officielle n’a été donnée par les autorités iraniennes ou russes. L’information repose exclusivement sur des sources de renseignement relayées par The Times et reprises par plusieurs médias internationaux, dont Iran International et le Jerusalem Post. Certains experts de l’Iran, comme Beni Sabti de l’ISS, estiment néanmoins crédible l’option moscovite, évoquant des affinités politiques, culturelles et stratégiques anciennes entre Téhéran et Moscou.
Sources :
The Times – Article de janvier 2026 – https://www.thetimes.co.uk
Iran International – Reprise de janvier 2026 – https://www.iranintl.com
Jerusalem Post – Article de janvier 2026 – https://www.jpost.com