Un fait divers d’une rare violence a secoué la commune d’Espaly-Saint-Marcel dimanche 19 avril. Un homme de 65 ans est accusé d’avoir poursuivi plusieurs enfants avant de tirer sur l’un d’eux avec une carabine à plomb. Si des témoins évoquent des propos racistes, ces éléments restent à ce stade non confirmés par le parquet.
La scène, décrite par plusieurs témoins comme une véritable « chasse à l’enfant », s’est déroulée en plein après-midi dans le quartier de l’Arbousset. Une dizaine d’enfants âgés de 6 à 11 ans jouaient à proximité de leur domicile lorsqu’un habitant du lotissement serait sorti armé d’une carabine à plomb. Selon les témoignages recueillis, l’homme aurait poursuivi les enfants avant de mettre en joue l’un d’eux et de tirer.
Touché au mollet, l’enfant a été pris en charge par les secours et hospitalisé. Trois jours d’incapacité totale de travail lui ont été prescrits. Mais au-delà de la blessure physique, les proches décrivent un choc psychologique profond. « Il a cru qu’il allait mourir », confie un membre de sa famille, évoquant une peur durable qui pourrait désormais l’empêcher de jouer dehors.
Alertées par une voisine, les forces de l’ordre sont rapidement intervenues et ont interpellé le suspect. Placé en garde à vue, cet homme de 65 ans fait désormais l’objet d’une convocation par officier de police judiciaire pour des faits de violences avec arme. À ce stade de l’enquête, le parquet précise que les propos racistes évoqués par certains témoins « n’ont pas été confirmés » par les auditions.
Sur place, l’émotion reste vive. Plusieurs habitants affirment que le comportement du mis en cause ne serait pas nouveau. Des accusations d’insultes répétées visant des personnes noires ou d’origine maghrébine circulent dans le voisinage. Une habitante évoque des faits antérieurs, allant d’injures à des gestes violents, et assure avoir déjà tenté d’alerter les autorités.
La tension semble s’inscrire dans un climat de conflit ancien au sein de la résidence. Certains résidents affirment avoir signalé à plusieurs reprises des comportements problématiques, sans qu’une solution durable n’ait été trouvée. La municipalité reconnaît avoir été alertée et indique suivre la situation, tout en appelant à la prudence dans l’attente des conclusions de l’enquête.
La maire de la commune souligne que les faits, tels qu’ils sont décrits, « ne sont pas acceptables », tout en précisant que la qualification raciste devra être établie par les investigations en cours. Elle évoque également un individu « compliqué », dont le comportement poserait problème de manière générale.
Dans ce contexte, les familles concernées disent vivre dans la peur. Certaines envisagent désormais de quitter les lieux, dénonçant un sentiment d’abandon et une insécurité persistante. L’enquête devra déterminer précisément les circonstances de l’agression et établir les responsabilités, dans une affaire qui soulève déjà de nombreuses interrogations sur la gestion des tensions de voisinage et la prévention des violences.
Sources :
Le Progrès – Article du 20 avril 2026 – lien