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Régis Juanico. Photo : @0x010C

Saint-Étienne : Régis Juanico veut rompre un jumelage israélien pour se tourner vers une ville palestinienne

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La municipalité de Saint-Étienne, dirigée par le socialiste Régis Juanico, annonce vouloir mettre fin à un jumelage historique avec une ville israélienne. En cause, un positionnement politique revendiqué en faveur du droit international et de la solidarité avec les Palestiniens. Une décision qui suscite déjà de vives réactions.

La diplomatie locale s’invite au cœur des tensions internationales. La ville de Saint-Étienne envisage de rompre son jumelage avec la commune israélienne de Nof HaGalil, établi en 1974, pour lui substituer un partenariat avec une collectivité palestinienne. Une initiative portée par le maire socialiste Régis Juanico, récemment élu à la tête de la municipalité.

Dans un communiqué diffusé le 17 avril, l’édile affirme vouloir inscrire l’action internationale de la ville « sous l’égide du droit international et de la solidarité humaine ». La décision s’inscrit, selon la mairie, dans un contexte marqué par « la tragédie qui frappe le peuple palestinien » et par la situation dans la Bande de Gaza, qualifiée de « génocide en cours » par l’exécutif local.

Le jumelage avec Nof HaGalil, ancienne Nazareth Illit, remonte à un demi-siècle, sous le mandat de Michel Durafour. Toutefois, la municipalité actuelle évoque une « suspension de fait » des échanges depuis plusieurs années, ouvrant la voie à une redéfinition de ses coopérations internationales.

Cette orientation politique ne fait pas l’unanimité. Le Conseil représentatif des institutions juives de France en région Auvergne-Rhône-Alpes a vivement critiqué cette décision, estimant qu’elle « alimente les fractures » et ne contribue ni à la paix ni à la justice. Une prise de position qui illustre la sensibilité du sujet dans le débat public français.

L’annonce intervient par ailleurs dans un contexte local mobilisé. Une manifestation portée par La France insoumise était prévue sur la place de l’Hôtel de ville pour réclamer la fin de ce jumelage avec ce qui est qualifié par certains militants de « colonie israélienne ». Ce climat souligne combien les enjeux géopolitiques trouvent aujourd’hui des prolongements concrets dans les politiques municipales.

Sources :
Franceinfo – 18 avril 2026 – lien

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