À Châtel, une petite station de Haute‑Savoie, plusieurs voitures appartenant à des touristes juifs ont été vandalisées, taguées du slogan « Free Palestine » en peinture orange. Le parquet de Thonon‑les‑Bains a ouvert une enquête qualifiant ces actes de dégradation à caractère antisémite, suscitant une vive condamnation de la mairie et du Crif régional.
Dans la matinée du mercredi 20 août, des inscriptions à la peinture orange arborant les mots « Free Palestine » ont été découvertes sur plusieurs véhicules appartenant à des membres d’une communauté juive orthodoxe en séjour à Châtel, une station alpine de la Haute‑Savoie . Les gendarmes évoquent quatre voitures ciblées, tandis que le maire, Nicolas Rubin, évoque cinq véhicules appartenant à des touristes juifs souvent reconnaissables à leur tenue vestimentaire, majoritairement britanniques .
Le parquet de Thonon‑les‑Bains a ouvert une enquête pour « dégradation ou détérioration du bien d’autrui commise en raison de la prétendue race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion de la victime ». Ces faits sont qualifiés de potentiellement antisémite. Le maire de Châtel a déclaré qu’une présence renforcée de la gendarmerie est déjà en place, et que les enquêteurs examinent les images de vidéosurveillance (plus de 70 caméras sur la commune) afin de retracer les auteurs et les circonstances exactes de ces dégradations .
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) en Auvergne‑Rhône‑Alpes a dénoncé des actes « ignobles » perpétrés dans une station accueillant régulièrement des familles juives du monde entier, estimant que ces violences s’inscrivent dans une stratégie désormais banalisée consistant à instrumentaliser la cause palestinienne pour cibler les Juifs simplement en raison de leur identité .
Sur les réseaux sociaux, le président de l’Union des étudiants juifs de France a qualifié cet acte d’antisémite, soulignant que ces vacanciers ont vu leurs voitures vandalisées « PARCE QU’ILS LE SONT »—juifs—preuve d’un ciblage affirmé .
Une source internationale, The Times, précise que ces familles, notamment originaires du quartier de Stamford Hill à Londres, sont » profondément choquées « . Les autorités judiciaires pourraient recourir des peines allant jusqu’à trois ans de prison peuvent en cas de reconnaissance de l’infraction à caractère haineux .
Sources : Libération/AFP (article initial fourni par l’utilisateur), complété par BFMTV, RMC, TF1 Info, The Times.