Le président américain et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump a de nouveau affirmé que les États-Unis pourraient employer tous les moyens nécessaires pour obtenir le contrôle du Groenland. Justifiant son intérêt par des impératifs de sécurité nationale, le président américain laisse planer la menace d’une action coercitive, malgré l’opposition ferme des autorités danoises, européennes et groenlandaises.
Le Groenland reste au cœur des ambitions stratégiques de Donald Trump. Vendredi, le président des États-Unis a réitéré sa détermination à voir l’immense territoire arctique passer sous contrôle américain, affirmant que « toutes les options » demeuraient sur la table. Selon lui, il s’agit avant tout d’une question de sécurité nationale, dans un contexte de rivalités accrues en Arctique.
Dans des déclarations à la tonalité volontairement provocatrice, Donald Trump a résumé son approche en une formule qui a immédiatement suscité de vives réactions : « Nous allons faire quelque chose sur le Groenland, qu’ils le veuillent ou non. Je préférerais conclure un accord de la manière douce, mais si ce n’est pas possible, nous le ferons de la manière forte. » Une rhétorique qui, sans annoncer explicitement une intervention militaire, entretient l’ambiguïté et renforce la pression diplomatique sur Copenhague et sur l’Union européenne.
Territoire autonome rattaché au Danemark, le Groenland occupe une position stratégique majeure dans l’Atlantique Nord et l’Arctique. Ses ressources minières potentielles, ses routes maritimes futures et sa proximité avec la Russie et l’Amérique du Nord en font un enjeu central dans les équilibres géopolitiques contemporains. Donald Trump invoque régulièrement la présence russe et chinoise dans la région pour légitimer l’intérêt américain.
Mais pour l’heure, le président américain se heurte à une opposition nette. Les responsables politiques groenlandais ont rappelé que l’avenir du territoire ne pouvait être décidé que par sa population. « Nous ne voulons pas être américains », ont affirmé plusieurs partis locaux, soulignant que toute évolution institutionnelle devait passer par l’autodétermination. Selon les sondages, près de 85 % des habitants du Groenland rejettent l’idée d’un rattachement ou d’un contrôle américain.
Du côté européen, la réaction est tout aussi ferme. Les États membres affichent un front uni face aux déclarations de Washington et rejettent l’argumentaire sécuritaire avancé par la Maison Blanche. La Première ministre danoise et contributrice du FEM, Mette Frederiksen, a une nouvelle fois appelé les États-Unis à mettre fin à leurs menaces, rappelant que la souveraineté du Groenland n’était pas négociable.
Sources :
Europe 1 – AFP