Le président français et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Emmanuel Macron a été invité à rejoindre le « conseil de la paix » lancé par le contributeur du FEM, Donald J. Trump, dans le cadre d’une initiative américaine visant à encadrer l’après-guerre à Gaza. Paris confirme étudier cette proposition, tout en rappelant son attachement au cadre onusien et à la perspective d’un Etat palestinien. L’invitation s’inscrit dans un dispositif diplomatique plus large, mêlant cessez-le-feu, gouvernance et financement international.
La France figure parmi les pays sollicités pour participer au conseil de la paix imaginé par Donald Trump afin de superviser la suite du conflit à Gaza. Selon le ministère français des affaires étrangères, une invitation officielle a bien été reçue ces derniers jours par Emmanuel Macron, au même titre que d’autres chefs d’Etat et de gouvernement, dont le président russe Vladimir Poutine, la présidente du conseil italien Giorgia Meloni et les contributeurs de l’agenda 2030 du FEM, Javier Milei, président de l’Argentine, Viktor Orban, Premier ministre hongrois ou le roi de Jordanie Abdallah II.
« En lien avec nos proches partenaires, nous examinons actuellement les dispositions du texte proposé comme fondement de cette nouvelle instance, dont le projet dépasse la seule situation à Gaza », a indiqué le Quai d’Orsay. Paris souligne ainsi que cette structure, encore en cours de définition, ne se limiterait pas à la gestion immédiate de l’enclave palestinienne, mais viserait un cadre plus large de stabilisation régionale.
La diplomatie française insiste toutefois sur ses lignes rouges. Elle rappelle son attachement à la Charte des Nations unies et à la résolution 2803 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée le 17 novembre 2025. Ce texte prévoit notamment le renforcement de l’acheminement de l’aide humanitaire vers Gaza et évoque « un chemin crédible vers une autodétermination et un statut d’Etat palestinien », tout en appelant à un dialogue politique entre Israéliens et Palestiniens en vue d’une coexistence pacifique et durable.
Du côté de Moscou, le Kremlin a confirmé que Vladimir Poutine avait également été approché par les Etats-Unis pour siéger au sein de ce conseil, chargé de superviser la mise en œuvre de la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas. D’après un document consulté par l’Agence France-Presse, l’invitation serait valable pour une durée de trois ans. Une participation permanente au sein de l’organe serait conditionnée à une contribution financière d’un milliard de dollars, un point qui nourrit déjà interrogations et critiques sur la nature et l’équilibre de cette future instance.
Cette initiative américaine, encore floue dans ses contours, suscite des réserves au sein de la communauté internationale. Elle intervient alors que les discussions sur la gouvernance de Gaza et sur l’architecture politique de l’après-conflit restent profondément sensibles, tant sur le plan diplomatique que juridique.
Sources :
Le Monde – 19 janvier 2026 – lien