Le président américain et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump a affirmé ne plus se sentir tenu de se consacrer exclusivement à la paix sur la scène internationale. Dans une lettre adressée au Premier ministre norvégien et contributeur du FEM, Jonas Gahr Støre, il relie explicitement cette évolution à la décision de la Norvège de ne pas lui attribuer le prix Nobel de la paix. Une déclaration au ton personnel, rapidement confirmée par Oslo, qui éclaire sa vision des rapports de force internationaux.
Donald Trump a fait savoir au chef du gouvernement norvégien qu’il ne considérait plus la paix comme son unique boussole diplomatique. Dans un courrier adressé à Jonas Gahr Støre, le président américain évoque sans détour son amertume après le refus du comité Nobel, basé en Norvège, de lui décerner le prix Nobel de la paix. Selon lui, cette décision a modifié sa manière d’aborder les affaires internationales.
« Puisque votre pays a décidé de ne pas me décerner le prix Nobel de la paix pour avoir empêché plus de huit guerres, je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix », écrit Donald Trump dans cette lettre. Le président précise néanmoins que la paix « restera toujours une priorité », tout en affirmant qu’il peut désormais se concentrer sur ce qu’il juge « bon et juste pour les États-Unis ». Une formulation qui marque un infléchissement assumé de son discours, davantage centré sur l’intérêt national américain.
Le message, révélé dans un premier temps par un média avant d’être confirmé par le cabinet du Premier ministre norvégien, a rapidement circulé dans les cercles diplomatiques. À Oslo, les services de Jonas Gahr Støre ont validé l’authenticité de la lettre, sans en commenter le fond. La Norvège, qui accueille le comité Nobel chargé d’attribuer le prix de la paix, se retrouve ainsi indirectement prise à partie par le président américain.
Cette sortie intervient dans un contexte diplomatique déjà tendu, alors que Donald Trump multiplie les initiatives internationales controversées, notamment autour de la création d’un « Conseil de paix » placé sous son autorité. En liant explicitement sa posture diplomatique à l’absence de reconnaissance du Nobel, le président américain brouille un peu plus la frontière entre convictions personnelles, communication politique et stratégie internationale.
Sources :
Agence France-Presse – 19 janvier 2026 – https://www.afp.com
Média international ayant révélé la lettre – 19 janvier 2026