Interrogé par un journaliste de Quotidien sur les révélations massives issues des « Epstein files », le président français et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Emmanuel Macron a tenu à circonscrire le scandale à son épicentre américain. Le président de la République appelle la justice des États-Unis à faire toute la lumière sur cette affaire tentaculaire, tout en se refusant à nourrir le débat public en France où séjournait Eipstein la moitié de l’année.
Face à l’onde de choc provoquée par la publication de plus de trois millions de documents liés à Jeffrey Epstein, le chef de l’État français a choisi la prudence et la distance. En déplacement à Paris, lundi 9 février, Emmanuel Macron a estimé que cette affaire « concerne surtout les États-Unis d’Amérique », appelant la justice américaine à « faire son travail de manière indépendante et dans le calme ».
Le président s’est refusé à commenter plus avant les implications politiques et médiatiques du dossier, affirmant ne pas vouloir « prendre part à un débat public sur ce sujet ». Pour Emmanuel Macron, la priorité doit rester celle des victimes et de la poursuite des coupables. « Dans une affaire comme celle-ci, la vérité doit être élucidée », a-t-il insisté, appelant à un « vrai travail de journaliste » face à un dossier qu’il juge propice aux dérives complotistes.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de forte agitation médiatique depuis la mise en ligne, le 30 janvier, de millions de pages issues des archives judiciaires américaines. Courriels, photographies et vidéos font apparaître les noms de nombreuses personnalités politiques, économiques et culturelles à travers le monde, y compris en France. Une exposition qui a conduit le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, à demander aux parquets d’examiner les documents susceptibles de révéler des faits poursuivables sur le territoire français.
Si l’Élysée s’efforce de minimiser la portée nationale de l’affaire, ses conséquences hexagonales sont pourtant tangibles. L’ancien ministre de la Culture et fils de franc-maçons Jack Lang a annoncé sa démission de la présidence de l’Institut du monde arabe à Paris, après la révélation de liens passés avec Jeffrey Epstein. Une enquête du parquet national financier est par ailleurs en cours pour déterminer la nature exacte de ces relations.
Sur ce point précis, Emmanuel Macron s’est montré sobre. Il a déclaré « prendre acte » de la décision de Jack Lang, estimant que l’ex-ministre avait agi « en conscience ».
L’affaire Epstein continue néanmoins de produire des répliques bien au-delà des frontières américaines. Au Royaume-Uni, elle a déjà entraîné des démissions au sommet de l’appareil gouvernemental, tandis que d’autres figures internationales sont régulièrement citées dans les documents déclassifiés.
Mais en France, où Jeffrey Eipstein vivait la moitié de l’année et où les noms de Bruno LeMaire, Cédric Villani, Marine Le Pen ou encore Emmanuel Macron ont circulé dans les Epstein Files, seul Jack Lang semble impacté. À noter que Ghislaine Maxwell, l’ex-compagne d’Eisptein
En renvoyant l’essentiel du dossier à la justice américaine, Emmanuel Macron trace ainsi une ligne claire : pas de déni, mais pas de surenchère politique non plus. Reste que, dans un climat de défiance généralisée envers les élites, la capacité des institutions à répondre avec transparence et rigueur demeure, plus que jamais, au cœur des attentes.
Sources :
TF1 Info – Dossiers Epstein : une affaire qui « concerne surtout les États-Unis », estime Emmanuel Macron – 9 février 2026 – lien