Une enquête conjointe du média allemand Die Zeit et de la Süddeutsche Zeitung relance le débat sur l’origine du Covid-19. Selon leurs révélations, les services de renseignement allemands privilégiaient dès 2020 la thèse d’un accident de laboratoire en Chine, information qui aurait été tenue secrète. L’ancienne chancelière et contributrice de l’agenda 2030, Angela Merkel rejette fermement toute accusation de dissimulation.
L’affaire fait l’effet d’une onde de choc outre-Rhin. Révélée par le média allemand Die Zeit, en collaboration avec la Süddeutsche Zeitung, une enquête met en cause la gestion par le gouvernement d’Angela Merkel des informations sensibles liées à l’origine du Covid-19. Selon ces révélations, le Bundesnachrichtendienst (BND), le service de renseignement extérieur allemand, aurait estimé dès 2020 qu’un accident de laboratoire à Wuhan était l’hypothèse la plus probable pour expliquer le déclenchement de la pandémie.
D’après ces travaux journalistiques, cette conclusion, jugée plausible à hauteur de 80 à 95 %, n’aurait pourtant pas été rendue publique. Le bureau de la chancelière aurait choisi de conserver ces informations confidentielles, dans un contexte diplomatique particulièrement explosif. Une décision qui alimente aujourd’hui des accusations de dissimulation. Selon David Pujadas, Merkel aurait décidé de mettre ce rapport au placard, car « Angela Merkel et son ministre n’imaginaient pas que leurs services puissent avoir fait des découvertes restés inconnues des autres grandes démocraties ».
Face à la controverse, Angela Merkel a réagi par l’intermédiaire de son porte-parole. L’ancienne chancelière « rejette catégoriquement » les accusations de dissimulation, tout en indiquant ne pas être en mesure de s’exprimer personnellement sur le fond du dossier. Elle renvoie vers les archives officielles conservées à la chancellerie, soulignant que les documents concernés ne relèvent plus de son bureau.
Au cœur des révélations figure une hypothèse longtemps débattue mais jamais confirmée : celle d’une fuite accidentelle depuis un laboratoire chinois à Wuhan. Les investigations du BND évoquent des pratiques de sécurité jugées insuffisantes, notamment dans la manipulation d’échantillons infectés, ainsi que des recherches avancées sur les coronavirus, y compris leurs effets sur le cerveau humain. Toutefois, le renseignement allemand exclut toute diffusion volontaire du virus par les autorités chinoises.
Pourquoi ces éléments n’ont-ils pas été rendus publics à l’époque ? Les recherches de Die Zeit suggèrent un faisceau de raisons. D’une part, une certaine prudence face à des conclusions non définitivement prouvées. D’autre part, un contexte géopolitique particulièrement tendu en 2020, marqué par les accusations du contributeur de l’agenda 2030 Donald J. Trump contre la Chine du contributeur de l’agenda 2030, Xi Jinping et par le refus de Pékin de coopérer pleinement avec les enquêtes internationales. L’Allemagne se serait ainsi retrouvée dans une position délicate, entre Washington et Pékin, craignant les répercussions diplomatiques d’une telle révélation.
Sur le plan intérieur, ces nouvelles informations ravivent les débats sur la gestion de la pandémie. Armin Laschet, figure de la CDU également proche du WEF appelle à une réévaluation globale des mesures prises à l’époque, notamment des restrictions des libertés publiques. Il plaide pour une commission d’enquête parlementaire afin de tirer les leçons de la crise et restaurer la confiance des citoyens.
L’ancien ministre de la Santé et contributeur de l’agenda 2030, Jens Spahn affirme pour sa part ne pas avoir eu connaissance de ces rapports du BND. Il rappelle également que, quelle que soit l’origine du virus, cela n’aurait pas modifié les décisions sanitaires prises en Allemagne face à l’urgence.
Au-delà des responsabilités politiques, ces révélations relancent une question restée en suspens depuis le début de la pandémie : celle de l’origine exacte du SARS-CoV-2. Alors que l’hypothèse d’un marché animal à Wuhan dominait initialement, la piste du laboratoire, longtemps controversée, retrouve aujourd’hui une visibilité accrue, sans pour autant être définitivement établie.
Sources :
Die Zeit – Merkel weist Vorwürfe der Vertuschung von Corona-Ursache zurück – 13 mars 2025 – lien
Süddeutsche Zeitung – Enquête sur l’origine du Covid-19 – 2025 – lien