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Jordan Bardella. Image : Capture d'écran BFMTV

RN : Jordan Bardella appelle à ne pas participer aux hommages à Quentin Deranque

Au lendemain de son appel à la prudence, Jordan Bardella a réaffirmé ce matin devant la presse que le Rassemblement national ne participerait à aucune manifestation dont il ne maîtrise pas l’organisation. Le président du RN invoque des risques sécuritaires, dénonce des appels à la violence émanant de « l’ultragauche » et assure vouloir inscrire son parti dans une ligne de fermeté républicaine. Une prise de parole qui intervient dans un climat politique particulièrement tendu.

Le Rassemblement national confirme sa ligne de retrait. Dans un courrier interne adressé ce vendredi aux cadres du parti, son président Jordan Bardella a recommandé de ne pas participer aux rassemblements organisés en hommage à Quentin Deranque. Ce matin, face aux journalistes, il a durci et précisé sa position : le RN « ne participera pas à des manifestations avec lesquelles nous n’avons pas de lien direct avec les organisateurs ».

Se présentant en garant de la sécurité de ses élus, Jordan Bardella a évoqué des appels à la violence qu’il attribue à « l’ultragauche », visant selon lui certains rassemblements et des responsables politiques. « Nous avons toujours tenu une position de principe », a-t-il insisté, rappelant que son parti refuse de s’associer à des événements dont il ne maîtrise ni l’encadrement ni la logistique. Il affirme avoir demandé aux députés et cadres du mouvement de faire preuve de « la plus grande prudence ».

Hommage institutionnel et ligne de fermeté

Le président du RN a tenu à souligner que son parti avait participé aux hommages organisés dans un cadre institutionnel, notamment à l’Assemblée nationale et au Sénat, où une minute de silence a été observée en mémoire du jeune militant de 23 ans. « Nous rendons hommage à Quentin », a-t-il déclaré, jugeant « inadmissible » qu’un citoyen puisse être « tabassé » ou « lynché » en raison de ses opinions politiques.

Au-delà de l’émotion, Jordan Bardella a annoncé vouloir engager un « combat politique » contre ce qu’il décrit comme une « impunité totale » de groupes violents. Il appelle à des mesures de fermeté comparables à celles prises contre d’autres menaces à l’ordre public, estimant que « la violence n’a pas sa place dans la vie politique française ». Le RN, affirme-t-il, entend se poser en « bouclier républicain » pour défendre la paix civile.

Mise en cause de la gauche

Dans ses déclarations, le président du RN a directement mis en cause certains responsables politiques de gauche. Il a évoqué une « responsabilité morale très lourde » de Jean-Luc Mélenchon dans la dégradation du climat politique, et critiqué les alliances nouées lors des dernières législatives par des composantes du Nouveau Front populaire. Selon lui, certains partis auraient entretenu des proximités avec des mouvements qu’il qualifie de violents. Il a par exemple souligné que l’ancien président de la République et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial,Francois Hollande aurait conservé sur son site internet « le soutien et le logo de la Jeune Garde ». Selon lui, Hollande aurait été « élu avec le soutien de cette milice », qu’il compare à des organisations paramilitaires des années 1930 en raison, dit-il, de « modes d’action » et d’une « volonté d’en découdre avec l’ordre public ».

Jordan Bardella a toutefois affirmé combattre « toutes les formes de violence », y compris celles provenant de groupuscules d’ultradroite, avec lesquels il assure n’entretenir « aucun lien de près ou de loin ». Il a déclaré que, s’il exerçait des responsabilités gouvernementales, il agirait pour dissoudre toute organisation prônant la violence politique, quelle qu’en soit l’origine.

À l’arrière-plan de cette séquence, se dessine déjà la perspective des prochaines échéances électorales. Municipales, présidentielle, législatives : le président du RN appelle les autres formations à ne pas favoriser, selon lui, l’accession de La France insoumise à des exécutifs locaux ou nationaux, dénonçant ce qu’il décrit comme une forme d’« emprise » de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche.

Sources :

BFMTV, Déclaration publique de Jordan Bardella – 20 février 2026 – (propos recueillis devant la presse)

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