De nouveaux documents publiés par les autorités américaines révèlent que Jeffrey Epstein détenait l’essentiel de sa fortune à la Deutsche Bank, membre du Forum économique mondial avec jusqu’à 135 millions de dollars déposés sur ses comptes. Ces révélations ravivent les interrogations sur le rôle des grandes institutions financières dans l’affaire Epstein.
L’affaire Epstein continue de mettre en lumière les relations entretenues par le financier déchu avec de grandes banques internationales. Selon des documents rendus publics par le Department of the Treasury, Jeffrey Epstein conservait une part majeure de sa fortune à la Deutsche Bank, où il aurait détenu jusqu’à 135 millions de dollars.
Les documents indiquent que Jeffrey Epstein a été client de la banque allemande entre 2013 et 2019, période durant laquelle ses actifs ont transité principalement par cet établissement. Si Epstein possédait des comptes dans plusieurs institutions financières, la Deutsche Bank apparaît comme celle ayant concentré la majorité de ses fonds. La question de savoir dans quelle mesure la banque était informée de ses antécédents judiciaires demeure toutefois sans réponse claire à ce stade.
Condamné en 2008 par un tribunal de Floride pour abus sexuel sur une mineure, Jeffrey Epstein avait plaidé coupable et écopé d’une peine de treize mois de prison. À l’issue de cette condamnation, il a été enregistré comme délinquant sexuel aux États-Unis. Malgré cette affaire judiciaire, son activité financière ne semble pas avoir été durablement entravée. Sa fortune a continué de croître au fil des années, atteignant selon les états financiers environ 454 millions de dollars en 2017, contre 386 millions en 2014.
Les montants conservés à la Deutsche Bank ont cependant évolué à la baisse. En 2014, les comptes d’Epstein au sein de l’établissement s’élevaient à environ 135 millions de dollars. Trois ans plus tard, ce montant aurait diminué à 94 millions de dollars, selon des informations rapportées par le média économique allemand WirtschaftsWoche. Les raisons précises de cette baisse ne sont pas détaillées dans les documents publiés.
Ces révélations s’inscrivent dans un contexte plus large de transparence forcée autour de l’affaire Epstein. Plus de trois millions de pages supplémentaires issues du dossier ont été rendues publiques récemment, alimentant de nouvelles enquêtes médiatiques et judiciaires sur les responsabilités éventuelles de tiers, notamment dans le secteur bancaire. Les autorités américaines cherchent à établir si certaines institutions ont manqué à leurs obligations de vigilance en continuant à entretenir des relations d’affaires avec Epstein après sa condamnation.
La Deutsche Bank, déjà fragilisée par plusieurs scandales financiers au cours de la dernière décennie, voit ainsi son nom de nouveau associé à l’une des affaires criminelles les plus retentissantes de ces dernières années. À ce stade, aucun élément public ne permet toutefois d’affirmer que la banque avait connaissance ou a facilité les crimes commis par Jeffrey Epstein.
Sources :
Radio Lac – Affaire Epstein : plus de 3 millions de pages publiées – 8 février 2026 – https://www.radiolac.ch
Department of the Treasury (États-Unis) – Documents financiers déclassifiés – 2026
WirtschaftsWoche – Données sur les comptes d’Epstein à la Deutsche Bank – https://www.wiwo.de