La publication progressive des Epstein Files continue de mettre en lumière la diversité des documents retrouvés dans les archives judiciaires américaines. Parmi eux figure un email daté de juin 2011, adressé à Jeffrey Epstein, qui relaye un article aux accusations spectaculaires concernant le contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Dominique Strauss–Kahn, alors directeur général du Fonds monétaire international (FMI), membre du FEM.
Le document en question correspond à un courrier électronique envoyé le 18 juin 2011 à une adresse utilisée par Jeffrey Epstein provenant d’un expéditeur dont le nom a été caviardé. L’objet du message renvoie à un site intitulé The European Union Times. Le contenu évoque un“rapport secret du FSB” (services russes) remis à Poutine, affirmant que Dominique Strauss-Kahn aurait été “piégé” et arrêté pour des crimes sexuels après avoir découvert que l’or de Fort Knox serait “manquant / non comptabilisé”.
Les accusations avancées dans l’article relayé
L’article transmis développe plusieurs affirmations majeures. Il soutient que Dominique Strauss-Kahn a été inculpé et emprisonné aux États-Unis pour des crimes sexuels le 14 mai 2011, après avoir découvert que la totalité de l’or détenu dans le dépôt de lingots des États-Unis situé à Fort Knox était manquante ou non comptabilisée.
Selon le rapport secret du FSB cité, Strauss-Kahn était devenu « de plus en plus préoccupé » au début du mois, après que les États-Unis ont commencé à « retarder » la livraison promise au FMI de 191,3 tonnes d’or, convenue dans le cadre du deuxième amendement des Statuts du FMI signé par le Conseil exécutif en avril 1978. Cet or devait être vendu afin de financer ce que l’on appelle les Droits de tirage spéciaux, comme alternative aux devises de réserve.
Le rapport indique également que, lorsque Strauss-Kahn a fait part de ses inquiétudes à des responsables du gouvernement américain proches du président Obama, il a été « contacté » par des « éléments incontrôlés » au sein de la Central Intelligence Agency (CIA), qui lui auraient fourni des « preuves formelles » démontrant que tout l’or officiellement déclaré comme détenu par les États-Unis « avait disparu ».
Après avoir reçu ces preuves de la CIA, poursuit le rapport, Strauss-Kahn aurait immédiatement organisé son départ des États-Unis pour Paris. Mais informé par des agents de la Direction générale de la sécurité extérieure française (DGSE) que les autorités américaines cherchaient à l’arrêter, il se serait rendu à l’aéroport JFK de New York, suivant leurs instructions de ne pas emporter son téléphone portable, car la police américaine pouvait suivre sa localisation exacte.
Une fois Strauss-Kahn installé à bord d’un vol Air France à destination de Paris, le rapport affirme toutefois qu’il aurait commis une « erreur fatale » en appelant l’hôtel depuis un téléphone de l’avion pour demander que le téléphone portable qu’il avait été invité à laisser sur place soit envoyé à sa résidence en France. À la suite de cet appel, des agents américains auraient été en mesure de l’appréhender.
Strauss-Kahn aurait contacté son ami proche et banquier égyptien de premier plan, Mahmoud Abdel Salam Omar, afin de récupérer aux États-Unis les preuves qui lui avaient été remises par la CIA, mais le rapport souligne qu’Omar, exactement comme Strauss-Kahn avant lui, a été inculpé hier par les États-Unis pour une affaire de nature sexuelle…
L’interpellation de Mahmoud Abdel Salam Omar deux semaines après
Deux semaines après les faits reprochés à Strauss-Kahn, une femme de chambre de l’hôtel Pierre à New York a accusé Omar de l’avoir agressée sexuellement lors d’un service en chambre le 29 mai 2011. Jugé crédible par la police, son témoignage a conduit à l’arrestation d’Omar le 30 mai 2011. Inculpé pour abus sexuel et attouchements forcés, il fût libéré sous caution et a ensuite plaidé coupable, reconnaissant les faits, effectuant des travaux d’intérêt général et l’affaire fût classée sous condition d’absence de récidive.
Une source à prendre au conditionnel
Aucun élément du document ne permet de vérifier ces accusations. L’article ne fournit ni documents officiels, ni références précises, ni preuves matérielles. Les sources invoquées restent anonymes ou invérifiables, comme ce supposé rapport secret du FSB ou des fuites attribuées à des agents de la CIA.
Un doucement loin d’être anodin
L’intérêt principal de ce document réside dans le destinataire de ce message. Le fait qu’il soit issu de la boite mail de Jeffrey Einstein, une personnalité au coeur des réseaux mondialistes, frayant avec des personnalités telles que les contributeurs de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald J. Trump, Bill Clinton ou Ehud Barak, ayant ses entrées à Moscou et étant lié à des services secrets tels que le Mossad, n’est pas anodin.
