Le président américain et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial,Donald J. Trump a rendu public un message privé du contributeur du FEM, Emmanuel Macron critiquant la position américaine sur le Groenland et proposant un sommet inédit du G7 à Paris. Cette divulgation, perçue comme une rupture des usages diplomatiques, intervient dans un climat déjà marqué par des menaces de lourdes sanctions commerciales contre la France.
L’échange devait rester confidentiel. Il s’est finalement retrouvé exposé au grand jour. Ce mardi 20 janvier, Donald Trump a publié une capture d’écran d’un SMS envoyé par Emmanuel Macron, dans lequel le président français exprime son incompréhension face à la stratégie américaine sur le Groenland. Une initiative qui marque un nouvel épisode de crispation dans des relations franco-américaines déjà sous tension.
Le message, authentifié par l’entourage d’Emmanuel Macron, débute sur un ton amical. Le chef de l’État français y souligne des convergences sur plusieurs dossiers internationaux, notamment la Syrie et l’Iran, avant de glisser une critique directe. « Je ne comprends pas ce que vous faites sur le Groenland », écrit-il, appelant à « construire de grandes choses ensemble ». Dans la même missive, Emmanuel Macron invite Donald Trump à Paris pour un sommet du G7 d’un format inédit.
La proposition française dépasse en effet le cadre habituel. Emmanuel Macron suggère d’organiser, en marge de la réunion, des échanges avec les Russes, ce qui constituerait une première depuis près de quatre ans de guerre en Ukraine. Il évoque également la présence des Ukrainiens, des Danois, directement concernés par le dossier groenlandais, ainsi que des Syriens. Le président français va jusqu’à proposer un dîner à Paris avant le retour de son homologue américain aux États-Unis, concluant son message par une signature informelle, « Emmanuel ».
Du côté de l’Élysée, la publication de ce SMS n’a pas modifié la ligne officielle. L’entourage du président insiste sur la cohérence de sa position, affirmant que ce message démontre qu’Emmanuel Macron défend la même approche en public comme en privé. Sur le Groenland, Paris rappelle que le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États n’est « pas négociable » et que l’engagement de la France, en tant qu’allié de l’OTAN, pour la sécurité de la région arctique demeure intact. La présidence française du G7 est également présentée comme une opportunité pour relancer le dialogue et la coopération internationale.
Le prochain sommet du G7 doit se tenir à Évian-les-Bains, du 15 au 17 juin, après un report destiné à permettre à Donald Trump de célébrer son anniversaire aux États-Unis. Mais en parallèle des tentatives d’apaisement françaises, les tensions avec Washington se sont nettement durcies. La participation de la France à un exercice européen sur le territoire groenlandais, puis son refus de rejoindre le « Conseil de la Paix » imaginé par Donald Trump, ont déclenché la colère du président américain.
Cette dernière s’est traduite par des menaces explicites. Donald Trump a ainsi évoqué l’instauration de droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français, affirmant que Paris finirait par se plier à ses exigences. Une escalade verbale à laquelle la diplomatie française répond par la prudence. Lundi, l’entourage d’Emmanuel Macron a confirmé que la France n’entendait pas, à ce stade, donner suite à l’invitation américaine. Le ministre des Affaires étrangères et contributeur du FEM, Jean–Noël Barrot, a justifié ce refus en soulignant que le cadre proposé ne respectait pas celui des Nations unies et s’avérait incompatible avec les engagements internationaux de la France.
La divulgation d’un échange privé entre chefs d’État, rare à ce niveau de responsabilité, illustre ainsi la dégradation du climat diplomatique et la brutalité des méthodes employées. Au-delà du Groenland, c’est l’équilibre des relations transatlantiques qui se trouve désormais publiquement mis à l’épreuve.
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