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Sondage La Tribune Dimanche : 70 % des Français auraient une bonne image de l’Audiovisuel public

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Un sondage Ipsos, institut de sondage membre du Forum économique mondial pour La Tribune Dimanche, média membre de CMA Média, filiale du groupe CMA CGM, membre du FEM annonce que les Français conservent une opinion globalement positive de l’audiovisuel public, malgré les scandales qui se multiplient. Mais derrière ce capital de confiance, une attente forte de transformation se dessinerait : près de huit personnes sur dix souhaitent une réforme, plus ou moins profonde, du service public audiovisuel, ce qui est le voeux du contributeur du FEM, Emmanuel Macron.

À l’heure où la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public entame ses travaux, l’étude publiée par La Tribune Dimanche éclaire le rapport ambivalent des Français à leur service public médiatique. L’audiovisuel public — France Télévisions, Radio France, Arte, France Médias Monde — jouit d’une bonne image : 69 % des personnes interrogées déclarent en avoir une opinion positive, dont 12 % très positive. Un socle solide, même si 31 % expriment une perception négative.

Cet attachement n’exclut pas un désir de changement. Selon l’enquête réalisée les 3 et 4 décembre, 31 % des sondés jugent nécessaire une réforme en profondeur et 48 % souhaitent des ajustements ciblés. Seule une minorité, 21 %, estime qu’aucune réforme particulière n’est requise. Ce quasi-consensus reflète la sensibilité du débat sur l’avenir du service public, entre exigences d’indépendance, maîtrise des coûts et adaptation à un paysage médiatique bouleversé par les plateformes.

Interrogés sur une éventuelle privatisation, les Français apparaissent plus divisés. S’agissant de la qualité des programmes, 30 % imaginent qu’elle s’améliorerait en cas de privatisation et 23 % qu’elle se dégraderait, tandis que 31 % anticipent peu ou pas de changement. Ce même équilibre se retrouve lorsqu’il s’agit de la qualité de l’information, du soutien à la création audiovisuelle ou de la diversité des œuvres proposées. Les avis s’éparpillent en proportions quasi équivalentes, signe que la privatisation ne constitue ni une solution évidente ni un repoussoir unanimement rejeté.

Les réserves deviennent plus marquées lorsqu’on évoque l’objectivité des informations ou la capacité à représenter la diversité de la société. Sur ce dernier point, seuls 22 % pensent qu’une privatisation améliorerait la situation, contre 29 % qui jugent qu’elle la détériorerait. Ces chiffres témoignent des inquiétudes persistantes quant au rôle démocratique du service public, toujours perçu comme un garant potentiel d’équilibre dans l’écosystème médiatique.

L’étude confirme d’ailleurs que les Français reconnaissent à l’audiovisuel public une série de missions essentielles. Pour 71 % d’entre eux, il s’adresse à tous, sans distinction d’âge, de territoire ou de catégorie sociale. Ils sont 69 % à estimer qu’il favorise la création originale, et 59 % à considérer qu’il propose des programmes divers et qualitatifs. Sur le terrain de l’information, la confiance se fait plus fragile : 52 % jugent les contenus du service public fiables et indépendants, contre 40 % qui expriment leur désaccord. La question du coût divise également : 49 % estiment que l’audiovisuel public « coûte trop cher », quand 35 % rejettent ce constat.

Dans un contexte où le gouvernement porte une réforme pilotée par Rachida Dati, la photographie d’opinion livrée par ce sondage montre un public simultanément attaché au service public et convaincu de la nécessité de le transformer. Si la privatisation reste une option controversée, la demande de clarification des missions, de modernisation et de transparence financière apparaît, elle, largement partagée.

Ce sondage intervient après la révélation d’une prime accordée à Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, au moment où le groupe affiche un déficit jugé abyssal. Cette discordance entre la situation financière très dégradée et la rémunération versée à sa dirigeante alimente un sentiment d’incohérence et de rupture avec l’exemplarité attendue d’un service public financé par les citoyens, mais les résultas du sondage commandé par La Tribune du dimanche ne semblent pas refléter cet état de fait.

Sources

La Tribune du Dimanche, BFM Business.

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