OpenAI, membre institutionnel du Forum économique mondial, a annoncé le 24 mars 2026 la fermeture de Sora, son application de génération vidéo lancée six mois plus tôt. Avec 15 millions de dollars de coûts quotidiens pour seulement 367 000 dollars de revenus mensuels, l’équation n’était pas tenable. La décision intervient à quelques mois d’une entrée en bourse à 730 milliards de dollars de valorisation.
Lancée en septembre 2025, Sora avait pourtant démarré en fanfare : un million de téléchargements en cinq jours, une place au sommet de l’App Store d’Apple (membre du WEF), et un modèle de deuxième génération capable de produire des vidéos avec son natif. Mais le succès d’audience n’a jamais trouvé de traduction économique viable.
La raison est structurelle : la génération vidéo consomme des ressources de calcul incomparablement supérieures à celles du texte. OpenAI avait par ailleurs opté pour un accès illimité inclus dans l’abonnement Pro à 200 dollars par mois, là où des concurrents comme RunwayML ou Adobe Firefly facturent des crédits à l’unité. Résultat : 15 millions de dollars de coûts quotidiens pour 367 000 dollars de revenus mensuels. En décembre 2025, les nouveaux téléchargements avaient déjà chuté de 32 %.
Ces mêmes GPU pourraient désormais servir à entraîner GPT-5 ou à optimiser les modèles de raisonnement o3, dans un contexte de pression concurrentielle accrue, notamment face à Anthropic (membre du WEF), dont les modèles Claude gagnent du terrain auprès des entreprises. La française, Fidji Simo, CEO Applications d’OpenAI, a résumé la philosophie dans un mémo interne rapporté par le Wall Street Journal : il ne fallait pas « être distrait par des quêtes secondaires ».
Disney rompt, le marché se réorganise
L’onde de choc la plus spectaculaire reste l’effondrement du partenariat avec Walt Disney Company, également membre du Forum économique mondial. En décembre 2025, le géant du divertissement avait accepté de licencier ses personnages pour Sora et envisageait un investissement d’un milliard de dollars en warrants dans OpenAI. L’accord n’a jamais été finalisé. Disney a indiqué « respecter la décision d’OpenAI de quitter le secteur de la génération vidéo », selon une déclaration à CNN, sans fermer la porte à d’autres partenaires comme Google, GAFAM Membre du WEF et son modèle Veo 3.
Le même jour, OpenAI a également mis fin à sa fonctionnalité e-commerce Instant Checkout et annoncé la fusion à venir de son navigateur Atlas, de ChatGPT et de Codex en une seule application de bureau. La rationalisation du portefeuille produit s’accélère à l’approche d’une introduction en bourse.
Un marché qui ne disparaît pas pour autant
La fermeture de Sora ne signe pas la mort de la vidéo générative. ByteDance (Seedance 2.0), Google (Veo 3), Kuaishou (Kling 2.0) et Luma (Ray 2) occupent déjà le terrain. L’épisode Sora aura néanmoins confirmé une réalité que l’euphorie autour de l’IA générative avait un temps occultée : produire de la vidéo à grande échelle coûte une fortune, et personne n’a encore trouvé comment la rentabiliser.
Sam Altman, Young Global Leader du Forum économique mondial (promotion 2015) et contributeur de l’Agenda 2030, construit OpenAI pour une entrée en bourse historique. Sora, expérience coûteuse autant qu’ambitieuse, aura été sacrifiée sur l’autel de cette priorité. La question reste entière : le modèle économique de l’IA générative grand public peut-il un jour s’équilibrer ?
Sources : Les Numériques