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Marine Tondelier. Photo : @Greenbox

Présidentielle 2027 : la primaire de la gauche unitaire aura lieu le 11 octobre 2026

La gauche dite « unitaire », sans La France insoumise, Place publique et le Parti communiste français, a officiellement fixé la date de sa primaire en vue de l’élection présidentielle de 2027. Le scrutin d’investiture se tiendra le 11 octobre 2026, ont annoncé les organisateurs lors d’une conférence de presse organisée à Tours, en Indre-et-Loire, le samedi 24 janvier.

Cette primaire marque une nouvelle étape dans la recomposition de la gauche française. Elle se tiendra hors La France insoumise (LFI), hors Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann, et sans la participation du Parti communiste français (PCF).

L’annonce a été faite par Clémentine Autain, députée du mouvement L’Après, composé d’anciens cadres et élus insoumis. À ses côtés figuraient plusieurs personnalités issues du Parti socialiste, des Écologistes et de formations satellites de l’ex-Nouveau Front populaire.

Un vote « physique » pour mobiliser massivement

L’un des marqueurs forts de cette primaire réside dans son mode d’organisation. François Ruffin, également candidat déclaré, a précisé que le vote se déroulerait exclusivement en présentiel, à travers des bureaux de vote répartis sur l’ensemble du territoire.

Les organisateurs affichent une ambition élevée : attirer jusqu’à deux millions de votants, afin de donner une forte légitimité démocratique au candidat investi. Un choix assumé, à contre-courant des primaires numériques ou hybrides, dans un contexte de défiance électorale croissante.

Une affiche politique plurielle à gauche

La conférence de presse de Tours a réuni plusieurs figures centrales de cette gauche non-insoumise. Parmi elles, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, ainsi que des élus issus du mouvement L’Après comme Alexis Corbière et Raquel Garrido.

Cette pluralité illustre la volonté de construire une alternative politique distincte à la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, tout en cherchant à préserver une dynamique collective à gauche.

Une gauche toujours fragmentée à l’approche de 2027

À moins de deux ans de l’élection présidentielle, cette primaire entérine toutefois la persistance des divisions à gauche. L’absence de LFI, du PCF et de Place publique rend peu probable, à ce stade, l’émergence d’une candidature unique capable de rassembler l’ensemble de l’électorat progressiste dès le premier tour.

Le scrutin du 11 octobre 2026 s’annonce donc comme un test politique majeur, à la fois pour mesurer la capacité de mobilisation de cette gauche unitaire et pour déterminer si elle peut incarner une alternative crédible face aux blocs déjà structurés pour 2027.

Une échéance clé avant la présidentielle

En fixant cette date à l’automne 2026, les organisateurs se donnent un calendrier resserré pour mener campagne, fédérer les forces militantes et installer une candidature dans le débat national. Le résultat de cette primaire pourrait profondément influencer l’équilibre des forces à gauche à l’approche de la présidentielle.

Reste à savoir si cette dynamique suffira à dépasser les fractures actuelles ou si elle actera durablement l’éclatement du camp progressiste.

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