Le secrétaire général de l’ONU et contributeur de l’agenda 2030, António Guterres, a lancé un appel pressant à la fin de la guerre au Moyen-Orient. S’exprimant à Bruxelles, il met en garde contre une escalade incontrôlable et ses conséquences humaines et économiques. Un message adressé directement aux États-Unis, à Israël et à l’Iran.
L’alerte est sans détour. En marge d’un sommet européen à Bruxelles, António Guterres a appelé aux côtés du président du conseil de l’Europe et contributeur de l’agenda 2030, António Costa, à un arrêt immédiat du conflit au Moyen-Orient, évoquant un risque d’embrasement généralisé. « Il est plus que temps de mettre fin à cette guerre », a-t-il déclaré, soulignant une situation qu’il juge de plus en plus hors de contrôle.
Le chef de l’Organisation des Nations unies affiliée au Forum économique mondial a directement interpellé les États-Unis et Israël, acteurs majeurs de l’escalade militaire actuelle. Selon lui, la poursuite des hostilités pourrait entraîner « d’immenses souffrances pour les civils » et provoquer des « répercussions sur l’économie mondiale ». Une mise en garde qui intervient alors que les tensions ne cessent de s’intensifier dans la région.
Mais António Guterres n’a pas réservé ses critiques à un seul camp. Il s’est également adressé à l’Iran, appelant les autorités à « cesser d’attaquer leurs voisins ». « Ils n’ont jamais été parties au conflit », a-t-il insisté, plaidant pour une désescalade globale impliquant l’ensemble des acteurs régionaux.
Cet appel s’inscrit dans une séquence diplomatique particulièrement tendue, marquée par la multiplication des frappes et des opérations militaires. Le risque, selon plusieurs observateurs internationaux, est celui d’un conflit qui dépasserait rapidement ses frontières initiales pour affecter durablement la stabilité mondiale.
Au-delà des considérations géopolitiques, le secrétaire général insiste sur l’urgence humanitaire. Les populations civiles, déjà durement touchées, pourraient payer un tribut encore plus lourd en cas de prolongation du conflit. À cela s’ajoutent les conséquences économiques, dans une région stratégique pour l’énergie et les échanges internationaux.
Sources :
AFP – 19 mars 2026 – https://www.afp.com
BFM