À l’occasion du One Health Summit organisé à Lyon le 7 avril, la députée écologiste Marie-Charlotte Garin a publié un message critique sur Facebook à l’égard des politiques sanitaires et environnementales actuelles. Elle y dénonce un décalage persistant entre les constats scientifiques et les décisions politiques. Au cœur de son propos, un appel à faire de la santé globale une priorité concrète.
Alors que Lyon accueillait le One Health Summit, rendez-vous consacré à l’approche intégrée de la santé humaine, animale et environnementale, la députée du Rhône Marie-Charlotte Garin a pris la parole sur les réseaux sociaux pour pointer ce qu’elle considère comme une incohérence majeure des politiques publiques. Dans un message publié le 7 avril, l’élue écologiste rappelle d’emblée le principe fondateur du concept « One Health », une seule santé, fondée sur l’interdépendance entre les êtres humains, les animaux et les écosystèmes.
Un principe désormais largement documenté par la communauté scientifique. La parlementaire insiste sur l’accumulation de preuves, évoquant notamment la progression des zoonoses, ces maladies transmissibles de l’animal à l’homme, mais aussi l’augmentation des cancers, tant chez les enfants que chez les adultes, ainsi que la montée des maladies chroniques et respiratoires. Autant de pathologies qu’elle relie directement aux dégradations environnementales, qu’il s’agisse de la pollution de l’air, de l’eau ou des sols.
Mais c’est précisément sur le terrain des réponses politiques que le constat se durcit. « Où sont les avancées ? », interroge Marie-Charlotte Garin, élargissant son propos à la France, à l’Europe et au reste du monde. Selon elle, les décisions récentes prises à différents niveaux institutionnels vont à rebours des impératifs sanitaires identifiés par la science.
Elle cite en particulier la réintroduction de certains pesticides et le développement de l’élevage intensif dans le cadre de la loi dite Duplomb, ainsi que les projets européens visant à alléger certaines normes environnementales, à l’image du projet Omnibus. À cela s’ajoute, selon elle, la signature d’accords commerciaux internationaux comme celui du Mercosur, régulièrement critiqué pour ses conséquences environnementales.
Dans ce contexte, la députée dénonce une orientation politique guidée par des impératifs de compétitivité économique, qu’elle juge incompatibles avec les enjeux de santé publique. Une trajectoire qu’elle qualifie sans détour de dangereuse, estimant qu’elle « nous mène droit dans le mur ».
Pour autant, son message ne se limite pas à une critique. Marie-Charlotte Garin affirme que des alternatives existent, tant du côté des décideurs publics que des acteurs industriels. Elle insiste sur la faisabilité d’un modèle respectant les principes du One Health, à condition qu’une volonté politique claire soit au rendez-vous.
En filigrane, c’est aussi une interpellation directe adressée au président de la République et contributeur de l’agenda 2030, Emmanuel Macron, ainsi qu’à l’ensemble des dirigeants nationaux et internationaux. La tenue du sommet à Lyon est perçue comme une opportunité de faire évoluer les positions et de replacer la santé globale au cœur des priorités politiques.
Sources :
Publication Facebook – Marie-Charlotte Garin – 7 avril 2026