You are currently viewing OMS : le Dr Tedros affirme que les raisons du retrait américain sont « fausses »
Le Dr Tedros. Photo : @ITU Pictures from Geneva, Switzerland

OMS : le Dr Tedros affirme que les raisons du retrait américain sont « fausses »

Le retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé est officiellement entré en vigueur après un délai réglementaire d’un an. Une décision vivement contestée par le directeur général de l’OMS, qui juge les arguments avancés par Washington infondés et lourds de conséquences pour la sécurité sanitaire mondiale.

La rupture est désormais consommée entre Washington et l’Organisation mondiale de la santé. Jeudi, le retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé, l’agence onusienne membre du Forum économique mondial est devenu effectif, un an après l’annonce formelle de la décision. Une sortie qui continue de susciter de vives réactions, à commencer par celle de son directeur général et contributeur de l’agenda 2030 du FEM,  Tedros Adhanom Ghebreyesus, pour qui les justifications américaines sont tout simplement « fausses ».

Dans un message publié samedi sur le réseau social X, le responsable de l’agence onusienne a estimé que les arguments avancés par les États-Unis ne résistent pas à l’examen. Selon lui, l’OMS a toujours entretenu un dialogue respectueux avec Washington, « dans le plein respect de la souveraineté » américaine, et ce retrait rendra à la fois les États-Unis et le reste du monde « moins sûrs ».

La décision américaine remonte à janvier 2025. À peine revenu à la Maison Blanche, le président et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial,Donald J. Trump avait signé un décret ordonnant la sortie du pays de l’agence onusienne, accusée de défaillances majeures durant la pandémie de Covid-19. À l’issue du délai réglementaire d’un an prévu par les statuts de l’OMS, ce retrait est désormais juridiquement effectif.

Le secrétaire américain à la Santé, Robert Kennedy Jr., a justifié cette décision en affirmant que les États-Unis retrouvaient ainsi leur « indépendance » et reprenaient le contrôle de leur politique de santé publique. Dans un communiqué commun avec le secrétaire d’État Marco Rubio, Washington accuse l’OMS d’avoir agi « contre les intérêts des États-Unis » et d’avoir failli dans sa gestion de la crise sanitaire mondiale.

Ces accusations sont fermement rejetées par l’organisation basée à Genève. L’OMS affirme avoir agi, tout au long de la pandémie, sur la base des meilleures données scientifiques disponibles, en partageant rapidement les informations et en formulant des recommandations sanitaires. Elle souligne n’avoir jamais imposé d’obligations de port du masque, de vaccination ou de confinement, contrairement à ce qu’affirment certains responsables américains.

Le différend prend également une tournure financière. Les autorités américaines ont évoqué l’idée d’une compensation que l’OMS devrait verser aux États-Unis, notamment pour les conséquences économiques et humaines des politiques sanitaires mises en œuvre durant la pandémie. De son côté, l’agence onusienne rappelle que la notification de retrait pose encore problème, les États-Unis n’étant pas à jour de leurs contributions. Washington devrait en effet environ 260 millions de dollars à l’organisation.

Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, le retrait du Premier contributeur historique de l’OMS, risque de peser sur la capacité collective à prévenir et gérer les crises sanitaires futures même si l’agence onusienne a multiplier les appels contributions ces dernières années.

Sources :

Le Monde – 25 janvier 2026 – lien

Laisser un commentaire