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Le Dr Tedros, DG de l'OMS. Image : Capture d'écran conférence de presse de l'OMS.

OMS : l’agence onusienne revient sur le conflit au Moyen-Orient, déplacements massifs et attaques contre les établissements de soins

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Le DG de l’OMS et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Tedros Adhanom Ghebreyesus a évoqué lors de la conférence de presse de l’OMS la situation au Moyen-Orient.

Il a évoqué plus de 1 400 décès civils signalés en Iran, près de 900 au Liban et 20 en Israël, ainsi que des milliers de blessés. Il a également mentionné jusqu’à 3,2 millions de déplacés en Iran et plus d’un million au Liban. Il a souligné les risques sanitaires liés aux conditions de vie précaires, à la surcharge des hôpitaux et aux restrictions de circulation qui entravent les ambulances, les transferts de patients et l’acheminement des médicaments.

L’OMS a vérifié plusieurs attaques contre le système de santé : 28 au Liban, 20 en Iran et 2 en Israël. Le directeur général a rappelé que les attaques contre les soins de santé constituent une violation du droit international. Il a aussi expliqué que la fermeture des espaces aériens et les perturbations logistiques ralentissent l’acheminement des fournitures humanitaires, obligeant l’OMS à activer des plans de contingence et à utiliser des points d’entrée alternatifs. Deux millions de dollars ont été débloqués depuis le fonds d’urgence pour soutenir les réponses au Liban, en Irak et en Syrie.

Ian Clark, directeur d’incident pour le programme d’urgence et professeur à l’Australian National University, membre du WEF a ajouté qu’au-delà des impacts directs du conflit, l’OMS surveille de près les risques liés aux installations nucléaires et aux centres de recherche présents en Iran et dans les pays voisins. Il a indiqué que, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique, également membre du WEF, il n’y avait pas d’impact immédiat confirmé sur la santé publique, mais que l’OMS avait tout de même diffusé des recommandations de préparation aux gouvernements concernés.

Paul Molinaro, responsable du soutien logistique, a quant à lui détaillé les perturbations sur les chaînes d’approvisionnement. Il a expliqué que les effets les plus visibles pourraient apparaître avec le temps, notamment pour les plastiques, certains composants médicaux, les produits pharmaceutiques et le fret sous température contrôlée. Molinaro a expliqué que les pays les plus pauvres et les contextes humanitaires fragiles sont les plus vulnérables. Il a toutefois indiqué que des routes alternatives, des vols commerciaux, puis potentiellement des charters, étaient en cours de mobilisation.

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