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Rachida Dati Photo officielle de la Ministre de la culture

Municipales à Paris : Dati s’allie avec Bournazel, Sarah Knafo se retire pour « faire barrage à la gauche »

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À Paris, la campagne du second tour s’accélère dans un climat électrique. Rachida Dati a haussé le ton face à Emmanuel Grégoire et s’est alliée avec Pierre-Yves Bournazel tandis que la candidate d’extrême droite Sarah Knafo a annoncé son retrait. Une recomposition de dernière minute qui rebat les cartes sans pour autant clarifier totalement les équilibres.

La course à la mairie de Paris se tend à mesure que le second tour approche. Invitée des « Grandes Gueules » sur RMC, Rachida Dati a choisi d’adopter une posture offensive pour tenter de combler son retard sur Emmanuel Grégoire, arrivé en tête du premier tour avec 37,98 % des suffrages.

La candidate de la droite, distancée d’une douzaine de points, mise sur un électrochoc politique. Elle appelle à une mobilisation générale pour « tourner la page » de plusieurs décennies de gestion de gauche dans la capitale. Sur RMC, elle a livré une formule choc, évoquant un choix « décisif, pour ne pas dire définitif », allant jusqu’à affirmer : « Si la gauche repasse, on prend perpète », dénonçant une dégradation de la ville et une montée de l’insécurité.

Dans cette stratégie de rassemblement, l’alliance avec Pierre-Yves Bournazel du partir Horizons d’Edouard Philippe devait constituer un levier central. Arrivé quatrième au premier tour, ce dernier avait annoncé la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati. Mais son retrait inattendu de la liste fusionnée, alors qu’il devait y figurer en deuxième position, a fragilisé cette dynamique. Selon Dati, cette décision s’explique par l’ambition personnelle de l’élu centriste, qui visait la mairie de Paris.

Le retrait de Sarah Knafo

Un nouvel élément est venu bouleverser davantage la configuration politique dans l’après-midi. Sarah Knafo, qualifiée de justesse pour le second tour avec 10,4 % des voix, a annoncé son désistement. Dans une interview accordée au Parisien, l’eurodéputée d’extrême droite explique vouloir « faire barrage à la gauche », fidèle à l’engagement pris lors de sa campagne.

Elle précise toutefois la portée de ce retrait : il ne constitue pas un soutien à Rachida Dati. « Je me retire pour nous donner toutes les chances de battre la gauche », affirme-t-elle, tout en soulignant qu’elle ne se désiste « pas pour la personne de Rachida Dati », mais « pour Paris ». Une nuance de taille, qui traduit la persistance de lignes de fracture au sein des oppositions à la gauche parisienne.

Ce retrait pourrait mécaniquement bénéficier à la candidate de droite en limitant la dispersion des voix, sans pour autant garantir un report automatique. L’équation électorale reste en effet incertaine, d’autant que le camp d’Emmanuel Grégoire dénonce déjà des recompositions opportunistes. Le candidat de gauche critique notamment l’alliance avec Pierre-Yves Bournazel, qu’il qualifie de « trahison » pour ses électeurs.

Dans ce contexte, la campagne parisienne illustre une recomposition politique accélérée, où les stratégies d’entre-deux-tours prennent parfois le pas sur les lignes idéologiques. Entre alliances fragiles, désistements calculés et déclarations choc, chaque camp tente de mobiliser au maximum à quelques jours d’un scrutin qui s’annonce décisif.

Sources :

RMCLa Croix

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