En plein entre deux-tours des municipales, Jean-Michel Aulas a adressé une lettre ouverte aux électeurs de Raphaël Glucksmann, provoquant une réaction immédiate de Place Publique Rhône que l’accuse de « manœuvre grossière ».
La campagne municipale lyonnaise franchit un nouveau cap dans la tension politique. Sur le réseau social X, Jean-Michel Aulas a publié une lettre ouverte adressée aux électeurs et soutiens de Raphaël Glucksmann, co-président du mouvement Place Publique et gendre du contributeur de l’agenda 2030, Ghassan Salamé. Une initiative qui a immédiatement suscité de vives réactions dans le paysage politique local.
Dans ce message, Jean-Michel Aulas s’attaque frontalement à la recomposition des forces à gauche à Lyon, notamment à la fusion entre les listes écologistes et celles de La France insoumise. Selon lui, cette alliance « n’a rien de technique » et traduit des choix politiques lourds de conséquences. Il estime que soutenir Grégory Doucet reviendrait à « fermer les yeux » sur les effets de ce rapprochement, qu’il juge porteur d’« ambiguïtés profondes sur des sujets essentiels ».
Cette prise de position s’inscrit dans une stratégie claire : tenter de séduire un électorat de centre-gauche, historiquement éloigné de La France insoumise, en soulignant les fractures idéologiques au sein du camp progressiste. Une tentative de repositionnement qui vise à capter des voix décisives dans un scrutin local particulièrement disputé alors que Place Publique Rhône a décidé d’apporter son soutien à Grégory Doucet créant des tensions au sein du parti, puisque Glucksmann refuse tout soutien à LFI.
Mais la réponse ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué, Place Publique Rhône a vivement dénoncé une « manœuvre grossière » de la part du candidat, Aulas. Le mouvement rappelle sa ligne politique, affirmant son refus de toute alliance avec La France insoumise, tout en excluant catégoriquement de soutenir « la droite locale sans scrupule ».
Cette manoeuvre de Jean-Michel Aulas intervient également après la plainte déposée par une militante de son parti Coeur Lyonnais qui affirme avoir été agressée lors d’un tractage à la Croix Rousse. Elle intervient aussi au moment ou Jean-Michel Aulas a demandé aux responsables politiques de sa campagne de se “radicaliser”“, de “durcir” la campagne et d’organiser le “cirque”.
Dans le camp de Grégory Doucet, Valentin Lungenstrass, adjoint au maire de Lyon en charge des mobilités qualifie la campagne d’Aulas d'”indigne” et de calquée sur la “doctrine macroniste”.
Sources :
Le Progrès – Réseaux sociaux – communiqué de Place Publique