À l’issue du premier tour des élections municipales à Lyon, Jean-Michel Aulas a livré une première analyse de la situation politique locale. Le candidat, issu de la société civile, estime qu’une alliance entre la gauche et l’extrême gauche serait en train de se dessiner pour le second tour. Selon lui, une telle orientation ne correspondrait pas aux attentes des habitants de la capitale des Gaules.
À l’issue du premier tour des élections municipales à Lyon, Jean-Michel Aulas s’est exprimé publiquement pour commenter la situation politique et évoquer les perspectives du second tour. L’ancien président de l’Olympique Lyonnais a notamment affirmé que, selon lui, « les Lyonnaises et les Lyonnais n’ont pas envie que Lyon soit à l’extrême gauche ».
Dans sa déclaration, le candidat a évoqué ce qu’il considère comme la recomposition politique en cours entre les différentes forces de gauche. Il parle d’un « accord de la honte » qui serait, selon lui, en train de se mettre en place entre les écologistes du maire sortant Grégory Doucet et les forces politiques proches de Jean-Luc Mélenchon.
Jean-Michel Aulas estime que cette configuration ne correspondrait pas aux attentes d’une grande partie de l’électorat lyonnais. « Quand on regarde ce qui se passe chez nos adversaires, on voit que l’accord de la honte est en train de se mettre en place », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que les habitants de Lyon n’auraient« pas envie que la ville soit à l’extrême gauche ». L’ancien président de l’OL reprend ainsi la même rhétorique que Rachida Dati à Paris
Un second tour présenté comme un « match retour »
Dans son intervention, Jean-Michel Aulas a utilisé une métaphore sportive pour décrire la suite de la campagne municipale. Pour lui, le premier tour constitue une première confrontation avant ce qu’il appelle le « match retour », prévu lors du second tour.
« C’est un match », a-t-il expliqué, affirmant que son équipe allait désormais « s’organiser » pour la prochaine étape du scrutin. L’objectif, selon lui, sera de présenter de nouveau les propositions de son programme et de convaincre les électeurs avant le vote décisif.
Le candidat insiste notamment sur le travail collectif réalisé autour de son projet municipal. Il affirme que « des centaines de gens » ont participé à l’élaboration de ce programme, qu’il décrit comme « l’un des meilleurs programmes qui ait jamais été réalisé pour une grande ville comme Lyon ».
Dans le même temps, Jean-Michel Aulas dénonce la circulation de « fake news » autour de ses propositions, estimant que certaines critiques auraient cherché à minimiser ou déformer le contenu de son programme.
Une candidature issue de la société civile
Jean-Michel Aulas rappelle également que sa candidature s’inscrit dans une démarche issue de la société civile. Arrivé dans la campagne municipale sans carrière politique préalable, il explique avoir construit progressivement une dynamique autour de son projet.
Selon lui, cette dynamique aurait permis de s’imposer comme un acteur majeur du scrutin, malgré un départ « de zéro ». Il affirme ainsi que sa campagne a réussi à mettre en difficulté le maire sortant, dans un contexte politique local marqué par une forte polarisation.
Tout en reconnaissant que certains sondages pouvaient susciter de la déception, Jean-Michel Aulas considère que le résultat du premier tour constitue néanmoins une étape importante pour la suite de la campagne.
Vers une confrontation politique au second tour
Dans son discours, le candidat se projette désormais vers un second tour qu’il présente comme une confrontation directe avec ce qu’il décrit comme une alliance entre Jean-Luc Mélenchon et Grégory Doucet.
Selon lui, cette situation offrirait aux électeurs lyonnais un choix politique clair concernant l’orientation de la ville pour les prochaines années. Jean-Michel Aulas qui avait refusé à plusieurs reprise le débat avant ce premier tout affirme ainsi vouloir « répondre » à ses adversaires et défendre ses propositions dans les derniers jours de campagne.
Malgré les incertitudes propres à ce type de scrutin, il se montre confiant quant aux perspectives de son camp, estimant que son équipe dispose de « chances tout à fait acceptables » de l’emporter.
La campagne du second tour s’annonce donc particulièrement disputée à Lyon, dans un contexte politique où les alliances et les positionnements des différentes listes pourraient jouer un rôle déterminant.
Sources :
Déclaration de Jean-Michel Aulas