La tension monte d’un cran entre Washington et Téhéran. Le contributeur de l’agenda 2030, Donald J. Trump a proféré de nouvelles menaces contre l’Iran, tout en repoussant son ultimatum concernant la réouverture du détroit d’Ormuz.
Le ton n’a jamais été aussi brutal. Dans un message publié dimanche sur son réseau Truth Social, Donald Trump a multiplié les insultes et les menaces à l’encontre des dirigeants iraniens, exigeant la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, axe stratégique majeur pour le commerce mondial des hydrocarbures.
« Ouvrez ce foutu détroit, bande de fous furieux, ou vous irez en enfer ! Vous verrez ! gloire à Allah. », a-t-il lancé, promettant de s’en prendre directement aux infrastructures vitales iraniennes, notamment les centrales énergétiques et les ponts. Une escalade verbale qui s’inscrit dans un contexte déjà extrêmement tendu, marqué par des affrontements indirects et des opérations militaires récentes.

Le président américain avait initialement fixé un ultimatum à lundi soir, avant de le repousser de vingt-quatre heures. Désormais, Téhéran dispose jusqu’à mardi 20 heures, heure de Washington, pour répondre aux exigences américaines. Malgré cette posture offensive, Donald Trump a évoqué, dans le même temps, de « bonnes chances » de parvenir à un accord, sans exclure toutefois une intervention militaire, y compris au sol.
Face à ces déclarations, la réaction iranienne a été immédiate. Le commandement militaire a promis des représailles « encore plus dévastatrices » en cas de nouvelles frappes contre des infrastructures civiles. De son côté, le président du Parlement iranien a averti que l’ensemble du Moyen-Orient pourrait « brûler » si les États-Unis poursuivaient leur stratégie actuelle, accusant Washington de suivre la ligne israélienne.
La rhétorique du président américain suscite également de vives critiques sur la scène intérieure. Plusieurs responsables démocrates ont dénoncé des propos jugés irresponsables et dangereux. Le chef de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, a vivement condamné la tonalité des messages présidentiels, tandis que le sénateur Chris Murphy a évoqué la possibilité d’un recours au 25e amendement, qui permet de destituer un président jugé inapte à gouverner.
Dans ce climat explosif, les initiatives diplomatiques tentent de maintenir un fragile équilibre. La Russie appelle à abandonner « le langage des ultimatums », tandis que le pape Léon XIV a exhorté les dirigeants mondiaux à privilégier la paix, lors de sa bénédiction pascale. Oman, acteur clé dans la région, mène également des discussions avec Téhéran pour favoriser la réouverture du détroit d’Ormuz.
Sur le terrain, la situation reste tout aussi volatile. Deux aviateurs américains, dont l’appareil avait été abattu par l’Iran, ont été secourus lors d’opérations distinctes menées par les forces spéciales américaines. L’une d’elles, particulièrement risquée, a nécessité le déploiement de dizaines d’aéronefs. L’un des militaires serait gravement blessé, selon Donald Trump.
Parallèlement, des frappes ont fait plusieurs morts parmi les gardiens de la révolution iraniens, tandis que Téhéran affirme avoir abattu des appareils américains. Une guerre de communication s’ajoute désormais aux affrontements militaires, chacun revendiquant des succès tactiques.
Les conséquences économiques se font déjà sentir. La quasi-paralysie du détroit d’Ormuz provoque une flambée des prix du pétrole, poussant les pays de l’OPEP+ à augmenter leur production pour tenter de stabiliser les marchés. Mais les dégâts sur les infrastructures énergétiques pourraient ralentir durablement les capacités de production.
Enfin, la population iranienne subit de plein fouet cette crise. Le pays est plongé dans une coupure d’Internet sans précédent, qui dure depuis plus d’un mois selon l’ONG Netblocks, isolant davantage encore la société civile.
Entre menaces militaires, tensions diplomatiques et enjeux énergétiques mondiaux, la crise autour du détroit d’Ormuz apparaît désormais comme l’un des points de bascule les plus dangereux de l’équilibre international actuel.
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