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Raphael Glucksmann. Image : Capture d'écran RTL

Mort de Quentin à Lyon : Raphaël Glucksmann dénonce « la brutalisation du débat public » et refuse toute alliance avec LFI

Invité de la matinale de RTL ce lundi 16 février, Raphaël Glucksmann, gendre du contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Ghassan Salamé a réagi à la mort de Quentin Deranque, militant identitaire décédé après une agression à Lyon. L’eurodéputé et co-président de Place publique évoque « une responsabilité de tous les dirigeants politiques qui attisent la haine » et exclut toute alliance avec La France insoumise en vue de 2027. Le procureur de Lyon doit s’exprimer ce lundi après-midi pour préciser les circonstances des faits.

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi des suites de ses blessures après une agression jeudi soir à Lyon, a ravivé les tensions politiques et relancé le débat sur la violence militante. Interrogé ce lundi 16 février sur RTL, l’eurodéputé et co-président de Place publique, Raphaël Glucksmann, a estimé qu’il était « impensable » que la gauche « cultive le moindre doute » quant à une possible alliance avec La France insoumise pour l’élection présidentielle de 2027.

Selon lui, la séquence actuelle illustre une « brutalisation du débat public » à laquelle participeraient « tous les dirigeants politiques qui attisent la haine, y compris ceux de La France insoumise ». Le ton est grave, la formule assumée. Dans un paysage politique déjà fracturé, l’eurodéputé affirme vouloir incarner une ligne de rupture claire. « Il va falloir maintenant qu’on mette un terme à cette brutalisation du débat public », a-t-il déclaré, pointant ce qu’il considère comme une dérive des discours politiques.

Quentin Deranque assurait le service d’ordre du collectif identitaire Nemesis, venu protester contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences-Po Lyon. Grièvement blessé lors d’une agression, il est décédé deux jours plus tard. Le procureur de Lyon doit tenir une conférence de presse ce lundi à 15 heures afin d’éclaircir les circonstances précises des faits.

Dans ce contexte, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a affirmé dimanche soir que « manifestement c’est l’ultragauche qui était à la manœuvre », évoquant la possible implication du groupe antifasciste « La Jeune Garde ». Ce collectif, qui a nié toute participation à l’agression, a été fondé par Raphaël Arnault, aujourd’hui député LFI. Ce dernier a exprimé sur X son « horreur et dégoût » après l’annonce du décès de l’étudiant.

Raphaël Glucksmann a également cité Jean-Luc Mélenchon, ainsi que les députés Raphaël Arnault et Thomas Portes, les accusant de « jeter de l’huile sur le feu » dans le débat politique. Il estime ces prises de position « proprement irresponsables » et s’est dit choqué qu’un député de la République puisse être lié a des groupuscules violant et que « Rima Hassan puisse repandre le fiel ».

Dans le même temps, il a reconnu qu’« il y a aussi des morts causées par les milices d’ultradroite », soulignant que la violence politique ne se limite pas à un seul camp.

L’eurodéputé a par ailleurs désigné le Rassemblement national comme la formation qui « menace aujourd’hui de prendre le pouvoir en France », évoquant un risque de basculement « dans le camp trumpiste et dans le camp poutinien ». Se positionnant comme un candidat « très probable » à la présidentielle de 2027, il a promis d’être « la digue de défense de la démocratie », en excluant toute alliance avec des mouvements « qui mettent à mal la démocratie, dont La France insoumise ».

Sources :

BFM TV – 16 février 2026 – https://www.bfmtv.com/

AFP – 16 février 2026 – https://www.afp.com/

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