Accablée par une vague d’insultes et de menaces depuis la diffusion d’une vidéo polémique, Julie Zitouni, ex-Miss Provence, engage désormais des poursuites pour diffamation et cyberharcèlement. La jeune femme, déposée de son titre après des propos visant les finalistes du concours, dénonce une spirale de haine aux lourdes conséquences personnelles et professionnelles.
La tempête qui secoue l’univers feutré mais scruté du concours Miss France ne faiblit pas. Depuis dimanche soir, Julie Zitouni, fraîchement destituée de son titre de Miss Provence, fait face à un torrent d’attaques en ligne. Une déferlante nourrie par la diffusion d’une vidéo où elle apparaît aux côtés de Miss Aquitaine en train de tourner en dérision les douze dernières finalistes du concours 2026. Ce dérapage, largement relayé et commenté, a conduit les deux jeunes femmes à perdre leur couronne régionale.
Son avocat dénonce également des messages insultants, menaces, attaques ciblées sur ses réseaux sociaux. Dans un communiqué transmis à la presse, Maître Xavier Pizarro, avocat au barreau de Marseille, évoque « des actes de harcèlement en ligne d’une particulière violence », assortis de « propos diffamatoires et attentatoires à son honneur » émanant de commentateurs ou personnalités qu’elle n’a jamais rencontrés. L’avocat annonce que sa cliente entend désormais « user de toutes les voies de droit nécessaires » afin de mettre fin à ces agissements et d’obtenir réparation.
Selon les informations confirmées par La Provence, deux procédures sont en cours de finalisation. La première vise une citation directe pour diffamation à l’encontre de l’influenceur Aquababe, qui a dévoilé la vidéo initiale à son large public. La seconde, déposée contre X, concerne les faits de cyberharcèlement. Pour la jeune mannequin et instagrameuse, l’affaire n’est pas qu’une question d’image : certains contrats publicitaires pourraient être fragilisés par la polémique, un risque qui plane régulièrement au-dessus des personnalités exposées, surtout lorsque les réseaux sociaux s’en mêlent avec leur mécanique implacable.
Face à l’ampleur de la controverse, la société Miss France a publié ce mercredi 10 décembre un communiqué condamnant fermement « l’important déferlement de haine » visant les deux ex-Miss régionales. Signé par Frédéric Gilbert, directeur du concours, le texte rappelle que « respect et bienveillance » demeurent les valeurs cardinales du programme, et appelle chacun à adopter « une attitude responsable ». Une intervention rare, signe que l’affaire dépasse largement le cadre d’un simple incident de compétition.
En revanche, le comité de Miss Aquitaine, sollicité dans la foulée, n’a pas souhaité réagir. Dans les coulisses du concours, les tensions sont palpables : la polémique agite autant les réseaux que les instances locales, et laisse entrevoir l’impact considérable qu’une séquence de quelques secondes peut provoquer dans un écosystème aussi exposé que celui de Miss France. Une affaire qui, derrière le vernis et les paillettes, rappelle que la notoriété se conjugue parfois avec des zones d’ombre où la violence numérique prospère sans limites.
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