La contestation populaire qui secoue l’Iran depuis la fin du mois de décembre a franchi un nouveau seuil politique et diplomatique. Alors que la répression menée par les autorités iraniennes a déjà fait plusieurs centaines de morts selon des ONG, le président des États-Unis et contributeur de l’agenda 2030 du Forum économique mondial, Donald Trump a publiquement appelé les manifestants à aller jusqu’au renversement des institutions en place. Plus tard dans la journée, il a appelé « les alliés des États-Unis » à « quitter l’Iran immédiatement ».
Mardi 13 janvier 2026, Donald Trump a publié un message sans ambiguïté sur son réseau Truth Social. Le président américain a exhorté les contestataires à poursuivre leur mobilisation jusqu’à « prendre le contrôle des institutions », promettant qu’une aide était « en route », sans toutefois en préciser la nature.
Dans son message, il affirme également avoir annulé l’ensemble de ses réunions prévues avec des responsables iraniens tant que, selon ses termes, « les meurtres insensés de manifestants » ne cesseront pas. Cette déclaration marque un durcissement du ton de Washington face à Téhéran et ravive le spectre d’une instrumentalisation politique du soulèvement iranien.
D’autant plus qu’en fin de journée, Donald Trump a appelé « les alliés des États-Unis » à « quitter l’Iran immédiatement ».
Une répression massive dénoncée par les ONG
Selon l’ONG Iran Human Rights, la répression des manifestations a causé la mort d’au moins 734 personnes depuis le 28 décembre. L’organisation, basée en Norvège, estime que le bilan réel pourrait être bien plus élevé, évoquant des « tueries à grande échelle » menées par les forces de sécurité dans de nombreuses régions du pays.
Ces chiffres, difficiles à vérifier de manière indépendante en raison des restrictions d’accès à l’information, confirment néanmoins l’ampleur de la violence exercée contre les manifestants.
La France durcit le ton mais reste prudente
Face à la gravité de la situation, la France a convoqué l’ambassadeur iranien à Paris. Le ministre des Affaires étrangères et contributeur du FEM, Jean–Noël Barrot a réaffirmé la condamnation « avec la plus grande fermeté » de la répression, déjà exprimée par le président de la République.
Cette fermeté diplomatique est toutefois nuancée par la situation délicate de deux ressortissants français détenus en Iran, Cécile Kohler et Jacques Paris, retenus depuis plus de trois ans. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a justifié la prudence française par le devoir de protection de la communauté française encore présente sur place, tout en réaffirmant le soutien de la République française au peuple iranien.
Une condamnation claire des Nations unies
La communauté internationale s’est également exprimée par la voix de l’ONU. Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Volker Türk s’est dit « horrifié » par la répression en cours. Il a rappelé que les Iraniens ont le droit de manifester pacifiquement et que leurs revendications doivent être entendues, sans être instrumentalisées.
L’ONU appelle les autorités iraniennes à mettre immédiatement fin aux violences, mais aussi à rétablir l’accès complet à internet et aux services de télécommunication, largement restreints depuis le début du mouvement.
Entre appels à l’insurrection lancés depuis Washington, condamnations diplomatiques européennes et pressions onusiennes, la crise iranienne s’inscrit désormais dans un rapport de force international. Pour les manifestants, la mobilisation se poursuit dans un contexte de répression intense.
Sources : France Info, Le Figaro, réseaux sociaux