À quelques heures d’une marche organisée à Lyon en hommage à Quentin, la préfète du Rhône, Fabienne Buccio, a présenté un dispositif de sécurité « adapté à la situation ». Forces de police renforcées, drones, interdictions de rassemblement et anticipation d’éventuelles contre-manifestations : l’État entend prévenir tout débordement. « Nous ne tolérerons aucun incident », a-t-elle assuré.
À Lyon, l’heure est à la vigilance maximale. Ce samedi 21 février, la préfète du Rhône, Fabienne Buccio, s’est exprimée devant la presse pour détailler les mesures de sécurité déployées à l’occasion de la marche organisée en hommage à Quentin, décédé après des violences survenues dans la ville.
La représentante de l’État a insisté sur la nécessité de « préciser toutes les conditions de sécurité » afin que « les habitants et les personnes ne connaissent pas les conséquences » de cette mobilisation.
Un dispositif renforcé et coordonné
Le dispositif mobilisé est d’ampleur. Plusieurs compagnies républicaines de sécurité (CRS) ont été déployées, aux côtés de détachements de gendarmes et des effectifs locaux renforcés par des moyens zonaux. Les forces de l’ordre travaillent également en coordination avec la sûreté ferroviaire pour le contrôle des gares, ainsi qu’avec les services de sécurité des transports en commun, bus et métro compris.
Des équipes d’escorte sont également prévues. « Nous avons un dispositif très adapté à la situation », a souligné Fabienne Buccio, précisant que l’organisation repose sur une anticipation des différents scénarios possibles. La préfète a rappelé que Lyon, grande métropole habituée aux grands mouvements sociaux, a déjà connu des dispositifs comparables, même si celui-ci présente une spécificité : la marche doit partir du lieu même où s’est produit l’événement ayant conduit au décès du jeune homme.
Encadrement strict et anticipation des contre-manifestations
La préfète a annoncé avoir autorisé l’utilisation de drones afin de surveiller les manifestants.
Dans le troisième arrondissement, certaines zones ont été interdites de manifestations et de rassemblements en dehors de la marche autorisée. Cette mesure vise à limiter les attroupements parallèles et à canaliser les flux. Si, à ce stade, les réseaux sociaux n’ont pas permis d’identifier de rassemblements organisés en opposition, la préfecture a néanmoins anticipé l’éventualité d’une contre-manifestation.
« C’est notre travail de prévoir et d’anticiper », a insisté la préfète. Le dispositif de sécurité est conçu en trois temps : avant la marche, pendant son déroulement et après sa dispersion. Les forces resteront mobilisées jusqu’à la fin complète de l’événement, y compris en soirée.
À la mi-journée, aucun incident n’avait été signalé. « La nuit a été calme, la matinée a été calme », a indiqué Fabienne Buccio, précisant qu’aucune interpellation n’avait été effectuée à ce stade. Elle s’est dite confiante dans la capacité des forces de l’ordre à adapter le dispositif « en fonction de ce qui pourrait se produire ».
Un suivi au plus haut niveau
La préfète a également confirmé être en lien constant avec le ministre de l’Intérieur, qui a validé le dispositif mis en place. Des participants sont attendus de différentes régions, notamment de Paris, ainsi que des zones frontalières proches de l’Italie et de la Suisse. Tous, selon les informations disponibles, viendraient pour participer à la marche et à l’hommage à Quentin.
« Nous ne tolérerons pas le moindre incident au sein de la marche, comme nous ne tolérerons pas non plus des incidents en marge », a martelé Fabienne Buccio. En conclusion, elle a affirmé que l’État serait « là où doit être la République », dans un équilibre entre fermeté et respect des personnes.
Dans une ville encore marquée par les événements récents, l’inquiétude demeure vive avant cette marche. Les autorités affichent en tout cas leur volonté de démontrer leur capacité à garantir l’ordre public.
Sources :
Déclaration de la préfète Fabienne Buccio à la presse – Lyon, 21 février 2026